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Pajeon / crêpe coréenne aux oignons verts (végétarien, vegan)

Ca faisait longtemps que je voulais préparer une crêpe coréenne, et quand je suis tombée sur cette version aux oignons verts, je me suis dit que c’est le moment ! Savoureux et léger, ce plat est parfait pour le printemps. Coupées en morceaux, accompagnées de leur sauce à tremper, ces crêpes salées peuvent même être servies à l’apéro.

Le nom de cette spécialité coréenne, pajeon, est composé de pa (= oignon vert) et jeon (= une sorte de «crêpe» salée cuite avec sa garniture). La garniture peut être déposée dans la poêle, puis couverte de pâte, ou mélangée avec la pâte juste avant la cuisson. Le secret réside dans l’utilisation de l’eau très froide, de préférence gazeuse, et de l’huile bien chauffée.

Normalement, la version classique de ce plat contient de l’œuf, mais pas toujours. Certains rajoutent des kimchi, ou des légumes râpés tels que carottes ou courgettes. Elle peut aussi contenir des fruits de mer. 😔

La crêpe est servie avec une délicieuse sauce à base de soja, vinaigre de riz, oignon vert, piment et sésame blanc. Miam!

Recette

Ingrédients

(pour 2 pièces de 14 cm de diamètre)

Pour les crêpes

Les tiges de 3 oignons verts (cébette)

120 g de farine de blé

30 g de fécule de maïs

24 cl d’eau très froide (si possible, gazeuse)

1 cuil. à café rase d’ail en poudre

1 cuil. à café rase d’oignon en poudre

1 cuil. à café rase de sucre

1 cuil. à café de pâte de soja (doenjang) (facultatif)

Huile de cuisson

Sel

Pour la sauce

1 cuil. à soupe de vinaigre de riz

2 cuil. à soupe de sauce soja

1 cuil. à soupe d’eau

1 cuil. à café de sirop d’agave (facultatif)

½ cuil. à café de piment rouge coréen Gochugaru (remplaçable par 1 cuil. à café de paprika fumé + ¼ cuil. à café de piment fort)

1 cuil. à café de graines de sésame blanc

1 tige d’oignon vert

Préparation

Laver les oignons verts, enlever la partie blanche (la réserver pour un autre plat), et couper les tiges vertes en tronçons de 10-12 cm de long. Si certaines tiges sont très épaisses, les couper en 2 en longeur.

Dans un cul de poule, mélanger la farine, la fécule, l’ail et l’oignon en poudre, le sucre et le sel. Bien dissoudre la pâte de soja dans l’eau prévue. Incorporer progressivement l’eau dans le mélange à l’aide d’un fouet jusqu’à l’obtention d’une pâte (un peu plus liquide que celle des crêpes classiques).

Faire chauffer 3 cuil. à soupe d’huile dans une petite poêle. Disposer la moitié des tiges d’oignon au fond côte à côte. Verser plusieurs louches de la pâte (à peu près la moitié) de sorte de bien couvrir les oignons. Laisser cuire 3 minutes environ à feu moyen, puis retourner délicatement à l’aide de 2 spatules, même si le haut de la crêpe est toujours liquide, et faire cuire l’autre côté. Répéter l’opération pour la 2ème crêpe sans oublier d’huiler de nouveau la poêle.

Pour la sauce, mélanger tous les ingrédients, puis ajouter la tige d’oignon vert finement coupée.

Servir chaud avec sa sauce.

Astuce du rat Ravioli

Pour que la crêpe ait une bonne texture, la pâte doit être très froide. Tu peux placer ta bouteille d’eau 10-15 minutes au congélateur avant de l’utiliser (ou même y mettre le saladier avec la pâte s’il y a de la place !).

Cette sauce est trop bonne ! Prête en quelques minutes, elle peut accompagner d’autres plats chauds ou froids, par exemple, des haricots verts ou des galettes de légumes.

Une recette, un mot

파 [pa] = oignon vert, cébette

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Borani esfenaj / Dip aux épinards iranien (végétarien, vegan)

Pour changer de tzatziki, guacamole et autres houmous, voici un dip iranien à base… d’épinards ! Frais et léger, il est idéal pour un apéro estival. Il peut aussi servir d’entrée, de garniture, ou de sauce.

A l’origine, le borani était une préparation à base d’aubergines, mais actuellement la variante la plus courante est celle aux épinards et au yaourt (souvent avec l’ajout de noix). Toutefois, il existe plein d’autres versions : aux betteraves, au concombre… Ce dip est également très apprécié en Turquie.

Alors, ça veut dire quoi, borani esfenaj ? L’étymologie du premier mot suscite une controverse : selon une hypothèse,  il viendrait du nom de la reine Boran, première femme à avoir régné en Perse. Selon une autre, c’est un poète iranien Boran qui a donné son nom à ce plat. En ce qui concerne le deuxième mot, c’est bien plus simple : esfenaj signifie « épinards » en persan.

Cette préparation est très facile à réaliser et ne contient que des ingrédients basiques : des épinards frais, de l’oignon, de l’ail, du yaourt (de soja pour nous), et des noix. La seule chose qui demande un peu de temps, c’est de trier les épinards, mais le résultat le vaut ! Alors, tu testes ?

Recette

Ingrédients

400 g d’épinards frais

1 gros oignon

2 gousses d’ail

200 g de yaourt de soja

Quelques cerneaux de noix

3 cuil. à soupe d’huile

Sel

Poivre

Préparation

Equeuter, trier et laver les épinards. Verser l’huile dans une poêle style wok et faire revenir l’oignon finement haché en faisant attention de ne pas le brûler. Dès que l’oignon commence à colorer, ajouter l’ail écrasé et mélanger. Rajouter les épinards par petites portions en remuant à chaque fois. Attendre à chaque fois que les feuilles « tombent » avant d’ajouter la portion suivante. Arrêter la cuisson dès que tous les épinards sont fondus. Saler, poivrer. Laisser refroidir entièrement.

Placer les épinards dans un petit saladier ou un bol, ajouter le yaourt de soja et mélanger. Décorer de cerneaux de noix. Garder au frais avant de servir.

Astuce du rat Ravioli

Il vaut mieux choisir du yaourt un peu épais pour ce dip, sinon ce sera trop liquide et il faudra le manger à la cuillère.

Tu peux couper les noix finement et les ajouter directement dans le dip.

Pour plus de goût (et de vitamines) tu peux rajouter un peu de jus de citron et / ou de zeste de citron.

Une recette, un mot

اسفناج [es-fé-NADCH] (persan) = épinard