Publié dans Grèce, Plat, Recettes du monde

Spanakorizo / riz aux épinards grec (végétarien, vegan)

Je te présente mon nouveau coup de cœur : le spanakorizo. Malgré son apparente simplicité, c’est une véritable explosion de saveurs et de parfums ! Plat rustique et familial, pas très présent dans les restaurants, il est moins connu en France que certaines autres spécialités grecques, et c’est bien dommage.

Le nom du plat (spanakorizo) vient de spanaki  = épinards et rizo = riz. La recette varie selon les familles, mais se repose sur les 5 piliers : le riz, les épinards frais, la cébette, l’aneth et l’huile d’olive (beaucoup d’huile d’olive). Certains ajoutent de la tomate, de l’ail, du zeste de citron, du vin blanc… D’autres utilisent encore plus d’herbes et d’épices (persil, menthe, cumin…).

Traditionnellement servi avec de la féta (végétale pour nous), arrosé d’huile d’olive et de jus de citron, c’est un bonheur pour les papilles. A tes fourneaux !

Recette

Ingrédients

(pour 2 personnes)

120 g de riz pour risotto

400 g d’épinards frais (de préférence, jeunes feuilles)

30 cl d’eau

3 oignons verts (cébette)

2 belles gousses d’ail

un petit bouquet d’aneth

4-5 feuilles de menthe fraîche

3 cuil. à soupe de jus de citron

Huile d’olive

Sel

Poivre

Préparation

Laver et équeuter les épinards. Hacher finement la cébette (la partie blanche et la partie verte), ainsi que les gousses d’ail. Faire chauffer 4 cuil. à soupe d’huile d’olive dans une poêle style wok, et y faire revenir la cébette et l’ail.

Ajouter les épinards par petites portions en remuant constamment. Attendre que les feuilles soient fondues avant de rajouter la portion suivante. Après avoir incorporé tous les épinards, verser le riz (préalablement rincé), et ajouter 3 cuil. à soupe d’huile d’olive. Saler, poivrer, bien mélanger et faire cuire 5 minutes en remuant régulièrement.

Au bout de ce temps, verser l’eau prévue dans la poêle. Porter à ébullition, puis laisser cuire à découvert en mélangeant de temps en temps jusqu’à ce que le riz soit complétement cuit (dans mon cas, ça a pris 25 minutes). Si l’eau s’évapore totalement avant que le riz soit cuit, ajouter un peu d’eau chaude.

Hacher finement l’aneth et la menthe. Hors feu, incorporer les herbes et le jus de citron dans la préparation chaude. Bien mélanger.

On sert traditionnellement ce riz avec une tranche de féta (végétale pour nous)* arrosée d’huile d’olive.

* J’ai utilisé la marque Violife.

Astuce du rat Ravioli

Si tu n’aimes pas l’aneth, tu peux le remplacer par du persil, mais ce ne sera pas tout à fait pareil.

Il est possible d’ajouter du zeste de citron, ou remplacer le jus de citron par du concentré de tomates.

Si tu ne trouves pas de féta végétale, tu peux la remplacer par du tofu lactofermenté.

Une recette, un mot

άνηθο [A-ni-so] = aneth

Publié dans Apéro, Asie, Plat, Recettes du monde

Pajeon / crêpe coréenne aux oignons verts (végétarien, vegan)

Ca faisait longtemps que je voulais préparer une crêpe coréenne, et quand je suis tombée sur cette version aux oignons verts, je me suis dit que c’est le moment ! Savoureux et léger, ce plat est parfait pour le printemps. Coupées en morceaux, accompagnées de leur sauce à tremper, ces crêpes salées peuvent même être servies à l’apéro.

Le nom de cette spécialité coréenne, pajeon, est composé de pa (= oignon vert) et jeon (= une sorte de «crêpe» salée cuite avec sa garniture). La garniture peut être déposée dans la poêle, puis couverte de pâte, ou mélangée avec la pâte juste avant la cuisson. Le secret réside dans l’utilisation de l’eau très froide, de préférence gazeuse, et de l’huile bien chauffée.

Normalement, la version classique de ce plat contient de l’œuf, mais pas toujours. Certains rajoutent des kimchi, ou des légumes râpés tels que carottes ou courgettes. Elle peut aussi contenir des fruits de mer. 😔

La crêpe est servie avec une délicieuse sauce à base de soja, vinaigre de riz, oignon vert, piment et sésame blanc. Miam!

Recette

Ingrédients

(pour 2 pièces de 14 cm de diamètre)

Pour les crêpes

Les tiges de 3 oignons verts (cébette)

120 g de farine de blé

30 g de fécule de maïs

24 cl d’eau très froide (si possible, gazeuse)

1 cuil. à café rase d’ail en poudre

1 cuil. à café rase d’oignon en poudre

1 cuil. à café rase de sucre

1 cuil. à café de pâte de soja (doenjang) (facultatif)

Huile de cuisson

Sel

Pour la sauce

1 cuil. à soupe de vinaigre de riz

2 cuil. à soupe de sauce soja

1 cuil. à soupe d’eau

1 cuil. à café de sirop d’agave (facultatif)

½ cuil. à café de piment rouge coréen Gochugaru (remplaçable par 1 cuil. à café de paprika fumé + ¼ cuil. à café de piment fort)

1 cuil. à café de graines de sésame blanc

1 tige d’oignon vert

Préparation

Laver les oignons verts, enlever la partie blanche (la réserver pour un autre plat), et couper les tiges vertes en tronçons de 10-12 cm de long. Si certaines tiges sont très épaisses, les couper en 2 en longeur.

Dans un cul de poule, mélanger la farine, la fécule, l’ail et l’oignon en poudre, le sucre et le sel. Bien dissoudre la pâte de soja dans l’eau prévue. Incorporer progressivement l’eau dans le mélange à l’aide d’un fouet jusqu’à l’obtention d’une pâte (un peu plus liquide que celle des crêpes classiques).

Faire chauffer 3 cuil. à soupe d’huile dans une petite poêle. Disposer la moitié des tiges d’oignon au fond côte à côte. Verser plusieurs louches de la pâte (à peu près la moitié) de sorte de bien couvrir les oignons. Laisser cuire 3 minutes environ à feu moyen, puis retourner délicatement à l’aide de 2 spatules, même si le haut de la crêpe est toujours liquide, et faire cuire l’autre côté. Répéter l’opération pour la 2ème crêpe sans oublier d’huiler de nouveau la poêle.

Pour la sauce, mélanger tous les ingrédients, puis ajouter la tige d’oignon vert finement coupée.

Servir chaud avec sa sauce.

Astuce du rat Ravioli

Pour que la crêpe ait une bonne texture, la pâte doit être très froide. Tu peux placer ta bouteille d’eau 10-15 minutes au congélateur avant de l’utiliser (ou même y mettre le saladier avec la pâte s’il y a de la place !).

Cette sauce est trop bonne ! Prête en quelques minutes, elle peut accompagner d’autres plats chauds ou froids, par exemple, des haricots verts ou des galettes de légumes.

Une recette, un mot

파 [pa] = oignon vert, cébette

Publié dans Afrique, Plat, Recettes du monde

Githeri / ragoût aux haricots et maïs (végétarien, vegan)

Connais-tu le githeri ? Ce plat simple et nutritif est parmi les grands classiques de la cuisine kényane. Ce ragoût à base de haricots (ou de fèves) et de maïs a régalé de nombreuses générations dans son pays d’origine et au-delà. Économique et riche en protéines, il est particulièrement apprécié par les étudiants.

La recette de base ne contenait que des haricots (rouges, blancs, noires ou un mélange), ainsi que du maïs. Elle a évolué au fil du temps en intégrant de la tomate, des herbes, des condiments et des épices. Parfois des pommes de terre et des autres légumes viennent s’y rajouter. Les versions modernes peuvent contenir de la viande ou des crevettes, mais la recette originale et naturellement végé.

Prêt en 20 minutes et très goûteux, ce ragoût est parfait pour les fins de mois difficiles ! Accompagné du riz, il peut faire un plat végane complet.

Recette

Ingrédients

(pour 2-3 personnes)

240 g de haricots rouges cuits égouttés (1 boîte de 400 g ou précuits par vous)

1 petite boîte de maïs en conserve (150 g)

2 tomates fraîches de taille moyenne (ou en conserve hors saison)

1 oignon de taille moyenne

2 gousses d’ail

1 cuil. à café de paprika

1/2 cuil. à café de poudre de curry

5 cl d’eau

Coriandre fraîche

Huile

Sel

Poivre

Préparation

Éplucher et hacher finement l’oignon. Le faire revenir quelques minutes dans une poêle style wok huilée. Ajouter les gousses d’ail écrasées, le paprika, le curry, et faire chauffer 1 minute à feu doux en remuant. Rajouter les tomates coupées en dés, et laisser cuire jusqu’à ce qu’elles ramollissent.

Placer les haricots et le maïs dans la poêle, verser l’eau prévue, saler et poivrer. Laisser mijoter à feu doux en remuant pendant 15 minutes environ.

Servir chaud avec des feuilles de coriandre fraîche.

Astuce du rat Ravioli

Si tu aimes quand c’est relevé, tu peux ajouter du piment. Il est possible de remplacer l’eau par du bouillon de légumes pour encore plus de goût.

Publié dans Asie, Plat, Recettes du monde

Tempeh orek / tempeh sauté indonésien (végétarien, vegan)

Si tu aimes le sucré-salé , cette recette est faite pour toi ! Ces « frites » de tempeh enrobées d’une délicieuse sauce caramélisée, légèrement épicées, croustillantes à l’extérieur et tendres à l’intérieur, sont tout simplement irrésistibles.

Le tempeh est originaire d’Indonésie, où il est consommé depuis plusieurs siècles, voire plusieurs millénaires. Il est fabriqué à partir de graines de soja entières qu’on laisse fermenter à l’aide d’un champignon. Le tempeh est riche en protéines et en minéraux, et représente une alternative intéressante au tofu, nutritivement et gustativement.

Forcément, il existe plein de façons de cuisiner le tempeh en Indonésie, plus délicieuses les unes que les autres. J’ai opté pour le tempeh orek (tempeh sauté en français) pour pouvoir utiliser le galanga et les feuilles de Kaffir que je venais de trouver en épicerie asiatique. Toutefois, s’il n’y a pas de magasin asiatique près de chez toi, il est possible de remplacer ces deux ingrédients ou de s’en passer.

En Indonésie on utilise « kecap manis » pour cette recette, une sauce soja indonésienne bien plus sucrée que celle qu’on connaît en France. J’étais donc obligée de rajouter un peu de sucre pour arriver au même résultat. Bien sûr, tu peux adapter les quantités de sucre à tes propres goûts. C’est pareil pour le piment (il vaut mieux choisir un piment rouge long, moyennement fort, pour cette recette).

Ce plat se sert traditionnellement avec du riz.

Recette

Ingrédients

(pour 2-3 personnes)

200 g de tempeh

1 piment fort rouge

1 échalote

2 gousses d’ail

4-5 rondelles de galanga frais (à défaut, gingembre frais)

2 feuilles de kaffir (facultatif)

3 cuil. à soupe de sauce soja sucrée

1 cuil. à soupe de sucre roux

5 cl d’eau

3 cuil. à soupe d’huile

Sel

Poivre

Préparation

Couper le tempeh en allumettes. Faire chauffer l’huile dans une poêle et les faire dorer de tous les côtés. Les sortir à l’aide d’une écumoire, les poser sur du papier absorbant pour enlever l’excès d’huile, et réserver.

Éplucher et hacher finement l’échalote. Couper les piments en fines lanières. Faire revenir l’échalote et les piments dans l’huile utilisée pour cuisiner le tempeh avec les gousses d’ail écrasées, les feuilles de kaffir et les rondelles de galanga pendant quelques minutes (en évitant que ça brûle).

Verser la sauce soja et le sucre. Laisser caraméliser quelques secondes, puis ajouter l’eau prévue et le tempeh. Saler et poivrer.

Laisser mijoter quelques minutes en remuant de temps en temps, jusqu’à ce que la sauce épaississe.

Servir chaud avec du riz.

Astuce du rat Ravioli

Si tu n’as pas de sauce soja sucrée, tu peux utiliser de la sauce soja salée et augmenter la quantité de sucre.

Et si tu n’aimes vraiment pas le tempeh (les goûts et les couleurs…), tu peux le remplacer par du tofu.

Une recette, un mot

Beras [bé-RAS] (indonésien) = riz

Publié dans Garniture, Plat, Recettes du monde, Royaume-Uni, Irlande

Colcannon / purée de pommes de terre au chou (végétarien, vegan)

Je sais que la fête de la Saint-Patrick est déjà passée, mais j’ai quand même envie de te proposer cette succulente recette irlandaise. Quand je suis tombée dessus (justement à l’occasion de la Saint-Patrick), je savais que je serais obligée de la faire.

Je ne sais pas toi, mais je ne mange jamais ma purée de pommes de terre « telle quelle ». Je rajoute toujours une tonne de « toppings », comme de l’oignon vert, de l’aneth, ou des algues. Donc quelque part je faisais déjà mes propres colcannons avant de connaître l’existence de cette spécialité irlandaise!

Alors, c’est quoi, le colcannon ? C’est un mélange de la purée de pommes de terre avec du chou vert (ou du kale), ainsi que des oignons verts. Certains rajoutent des lardons (qu’on peut remplacer par du tofu fumé coupé en dés), de l’ail, ou de la verdure de toute sorte, par exemple, du cresson. C’est donc un plat printanier par excellence qui permet de recycler les fanes divers qu’on trouve en cette saison.

Le mot « colcannon » vient probablement du mot irlandais « cál » (du latin caulis = chou), qui a aussi donné son nom au « cauliflower » (= chou-fleur), ainsi qu’au chou kale.

Vieux de plusieurs siècles (on trouve la première mention écrite de ce plat en 1735), le colcannon est toujours aussi apprécié par les Irlandais. Il existe même une chanson traditionnelle irlandaise qui porte ce nom !

Recette

Ingrédients

1 kg de pommes de terre pour purée

200 g de chou kale

3 oignons verts

50 g de margarine

20 cl de crème de soja

Sel

Poivre

Huile

Préparation

Éplucher les pommes de terre, les couper en quelques morceaux, et les faire cuire à l’eau.

Hacher la partie blanche (les bulbes) des oignons verts, et les faire revenir à l’huile dans une poêle style wok. Hacher les feuilles du chou kale le plus finement possible et les rajouter dans la poêle. Les faire revenir pendant 5 minutes en remuant régulièrement.

Écraser les pommes de terre en purée. Y incorporer la margarine et la crème de soja. Hacher la partie verte des oignons. Les ajouter dans la purée, ainsi que le contenu de la poêle. Saler, poivrer, bien mélanger. Servir chaud.

Astuce du rat Ravioli

Ce qui fait la beauté de ce plat, c’est que tu peux rajouter tout ce que tu veux dedans ! Des herbes fraîches (aneth, persil, ciboulette), des algues pour un petit goût marin, des fanes de radis…

Il est possible de remplacer le chou kale par du chou vert, en choisissant des feuilles pas trop dures (ou sinon il faudra rallonger un peu la cuisson).

Un recette, un mot

Scallion [SKA-lien] (anglais, surtout en Irlande et aux Etats-Unis) = oignon vert, cébette

Publié dans Entrée, Maghreb, Plat, Recettes du monde

Bissara / soupe marocaine de pois cassés (végétarien, vegan)

Pour changer de la soupe de lentilles, voici la bissara, une spécialité marocaine à base de pois cassés. Malgré sa simplicité, c’est un vrai délice. Chaude et réconfortante, légèrement épicée, riche en protéines et en minéraux : c’est LA soupe parfaite pour affronter la fin de l’hiver!

Incontournable au Maroc, la bissara se réalise avec des fèves séchées ou des pois cassés. J’ai opté pour ces derniers, plus faciles à trouver en France. Parfumé à l’ail, au paprika, au cumin et à l’huile d’olive, ce grand classique de la cuisine méditerranéenne est naturellement végétalien.

Recette

Ingrédients

(pour 2 – 3 personnes)

300 g de pois cassés

1 l d’eau

4 gousses d’ail

Paprika

Cumin en poudre

Huile d’olive

Sel

Poivre

Préparation

Faire chauffer un peu d’huile d’olive dans une cocotte. Y faire revenir les gousses d’ail entières épluchées jusqu’à ce qu’elle dorent légèrement.

Ajouter l’eau, les pois cassés préalablement rincés, ½ cuil. à café de cumin en poudre, et ½ cuil. à café de paprika. Saler, poivrer. Porter à ébullition, puis laisser cuire à feu assez doux jusqu’à ce que les pois cassés soit entièrement cuits (30 minutes environ).

Mixer. Cette soupe se sert chaude, arrosée d’huile d’olive, et saupoudrée de cumin et de paprika.

Astuce du rat Ravioli

Tu peux ajuster la consistance de la soupe selon tes goûts. Si elle est trop épaisse, tu peux ajouter un peu d’eau, si elle te semble trop liquide, tu peux la laisser cuire plus longtemps. Il faut dire que la soupe de pois cassés a plutôt tendance à faire trop purée, surtout en refroidissant, donc il est rare qu’il y ait trop de liquide.

Léna aime manger épicé, donc elle rajouterais bien du piment. Je ne suis pas d’accord, mais je transmets.

Une recette, un mot

ثوم [soum] (arabe) = ail

Publié dans Grèce, Plat, Recettes du monde

Spanakopita / feuilleté aux épinards grec (végétarien, vegan)

Si tu es déjà allé(e) en Grèce, il te reste probablement des souvenirs gourmands de ce plat emblématique. Avec sa croûte au croustillant irrésistible et sa savoureuse farce parfumée aux herbes fraîches, la spanakopita a tout pour plaire !

Le nom de cette spécialité vient de 2 mots grecs : spanaki (épinards) et pita (pâte). La pâte est constituée de feuilles de pâte filo superposées et généreusement huilées. La farce traditionnelle contient des épinards, de la feta, de l’oignon et de l’œuf pour lier, souvent avec l’ajout de la ricotta et des herbes fraîches. Dans ma version végane, j’ai remplacé la feta par du tofu , de la levure maltée et du jus de citron, et l’œuf par de la crème végétale et un peu de fécule.

Ce feuilleté aux épinards est parfait pour une soirée entre ami(e)s ou pour un buffet. Seul problème : il ne fera pas long feu !

Recette

Ingrédients

(pour 6 personnes)

10-12 feuilles de pâte filo

400 – 500 g d’épinards frais

250 g de tofu ferme (ou lactofermenté)

2 petits oignons

2 gousses d’ail

3 cuil. à soupe de crème de soja (ou autre crème végétale au goût neutre)

1 cuil. à soupe de levure maltée (facultatif)

1 cuil. à soupe de jus de citron

1 cuil. à soupe de fécule de maïs

1 petit bouquet d’aneth

Sel

Poivre

Huile d’olive

Préparation

Farce

Laver, sécher, équeuter et hacher grossièrement les épinards.

Hacher finement les oignons et les faire revenir dans une poêle style wok dans l’huile d’olive. Quand les oignons deviennent translucides, ajouter les gousses d’ail écrasées, puis incorporer les épinards par petites portions. Attendre qu’ils soient tous fondus, et laisser cuire quelques minutes supplémentaires avant d’arrêter le feu. Laisser refroidir un peu, puis transférer le contenu de la poêle dans un saladier à l’aide d’une écumoire (le liquide rendu par les épinards doit rester dans la poêle).

Ajouter le tofu émietté avec une fourchette, l’aneth finement haché, la crème, la fécule, la levure maltée et le jus de citron. Saler, poivrer, bien mélanger.

Pliage
Pour bien comprendre le pliage, je te propose de regarder ma vidéo.

Huiler un plat rectangulaire ou carré allant au four. Enfoncer une feuille de pâte filo dans le plat en couvrant bien les bords. Séparer 2 feuilles de pâte en 2 et poser chaque moitié sur la première feuille mais plus vers les bords, de sorte qu’elles dépassent. Badigeonner chaque nouvelle feuille placée dans le plat d’huile d’olive. Ajouter une ou deux feuilles entières au milieu.

Verser la farce et bien l’étaler. Replier les bords sur la farce. Placer une autre feuille pliée en 2 au milieu, puis couvrir d’une feuille entière. Bien faire rentrer les bords de la feuille dans le plat. Rouler 1 feuille et placer ce rouleau par-dessus en l’écrasant légèrement. Faire pareil avec 3 autres feuilles. Penser à huiler chaque feuille utilisée.

A l’aide d’un bon couteau, pré-découper le feuilleté en parts carrées ou rectangulaires. Placer dans un four préchauffé à 180 °C pour 40 minutes environ.

Astuce du rat Ravioli

Tu peux ajouter d’autres herbes dans la farce (menthe, persil), elle n’en sera que meilleure!

σπανάκι [spa-NA-ki] (grec) = épinards 

Publié dans Europe de l'Est, Plat, Recettes du monde

Fuczki / galettes polonaises à la choucroute (végétalien, vegan)

Des galettes à la choucroute, il fallait y penser ! Même moi, qui suis originaire de l’Europe de l’Est, j’ai trouvé ça super original. Quelque part, ça ne me surprend pas tant que ça, car nous aussi on a tendance à remplacer le chou par de la choucroute un peu partout en hiver… mais j’avoue qu’il ne me viendrait pas à l’esprit d’en mettre dans des pancakes !

Les fuczki est un plat traditionnel des Lemkos (également connus sous le nom de Ruthènes) , un groupe ethnique slave de la région de Lemko (Basses Carpates). Cette région couvrait les territoires qui sont actuellement partagés entre la Pologne, la Slovakie et l’Ukraine. A l’origine, ces galettes se préparaient avec de la farine d’avoine, mais les recettes modernes utilisent plutôt de la farine de blé.

Joliment dorées, agréablement acidulées, légèrement épicées, ces galettes / pancakes sortent vraiment de l’ordinaire. A servir avec du yaourt végétal nature (ici au lait de coco) pour remplacer la crème fraîche traditionnelle.

Recette

Ingrédients

(pour 15 pièces)

600 g de choucroute crue

250 g de farine de blé

25 cl de lait végétal (avoine pour moi)

15 cl de crème de soja (ou autre crème végétale)

2 cuil. à café de grains de cumin OU graines de carvi OU cumin en poudre

1 cuil. à café de marjolaine

Huile de cuisson

Préparation

Bien presser la choucroute dans un torchon pour faire sortir l’excès de liquide. La hacher finement au couteau.

Dans un saladier, mélanger la farine, les épices et les herbes. Incorporer progressivement la crème et le lait végétal à l’aide d’un fouet. Ajouter la choucroute et bien mélanger.

Faire chauffer 3 cuil. à soupe d’huile dans une poêle qui glisse bien. Placer une cuillère à soupe de pâte dans la poêle et bien l’aplatir en une galette très fine, de l’épaisseur d’un pancake, puis ajouter 1 ou 2 autres, selon la taille de la poêle. Faire cuire à feu moyen-fort 3 minutes environ de chaque côté. Continuer jusqu’à la fin de la pâte en ajoutant de l’huile dans la poêle à chaque fois.

Servir avec du yaourt végétal.

Astuce du rat Ravioli

Si tu veux que tes galettes soit croustillantes, il faut les réchauffer dans une poêle bien huilée à feu assez vif juste avant de servir.

Léna n’a pas mis de sel car elle trouve qu’il y en a assez dans la choucroute, mais tu peux assaisonner selon tes goûts.

Kapusta [ka-POUS-ta] (polonais) = chou

Publié dans Inde, Plat, Recettes du monde

Dal palak / dal aux épinards (végétarien, vegan)

Tout le monde connaît le dal (qui peut aussi s’écrire daal ou dahl), mais as-tu déjà entendu parler du dal palak ? C’est un plat encore plus gourmand et nutritif, car en plus de lentilles et d’épices, il contient des épinards (ce qui le rend aussi plus coloré et appétissant ! ).

Le mot « dal » est utilisé en Inde et au Népal pour décrire plusieurs sortes de lentilles, ce qui a donné le nom à cette spécialité. Normalement, le dal palak est préparé avec du toor dal (des pois cassés de couleur jaune, vendus en France sous l’appellation « pois d’Angole »). Cette légumineuse est classée parmi les lentilles en Inde, d’où son nom. Toutefois, on peut facilement remplacer les pois d’Angole par des lentilles corail (masoor dal), plus faciles à trouver en France (ce que j’ai fait dans cette recette).

Riche en saveurs comme tout plat indien qui se respecte, cette délicieuse soupe est aussi une source de protéines végétales et de minéraux (fer, calcium, magnésium…).

Recette

Ingrédients

(pour 2-3 personnes)

200 g de lentilles corail

1 l d’eau

100 – 150 g d’épinards frais

1 oignon

3 gousses d’ail

15 g de gingembre frais

150 – 200 g de tomates fraîches (ou en boîte hors saison)

1 cuil. à café de graines de cumin

1 cuil. à café de curcuma en poudre

½ cuil. à café de piment fort en poudre (ajuster selon vos goûts)

1 cuil. à café de garam masala (facultatif)

Sel

Huile

Préparation

Rincer les lentilles, les couvrir d’1 litre d’eau, les porter à l’ébullition, puis les laisser mijoter une vingtaine de minutes (voire plus). Goûter pour vérifier la cuisson : les lentilles doivent être bien cuites et s’écraser facilement. Les réduire en purée grossière à l’aide d’un presse-purée (sans les égoutter). Réserver.

Hacher finement l’oignon, éplucher et râper le gingembre, couper les tomates en dés. Équeuter, laver et hacher grossièrement les épinards.

Faire chauffer 2 cuil. à soupe d’huile dans une poêle style wok, y faire revenir les graines de cumin. Dès que les graines commencent à craqueler, ajouter l’oignon haché, les gousses d’ail écrasées et le gingembre. Laisser revenir quelques minutes en remuant de temps en temps, puis ajouter les tomates, le curcuma et le piment. Attendre que les tomates fondent, puis rajouter les épinards. Faire cuire quelques minutes supplémentaires pour laisser fondre les épinards.

Verser le contenu de la poêle dans les lentilles et porter de nouveau à ébullition. Saler, ajouter le garam massala et laisser cuire 3-5 minutes. C’est prêt !

Astuce du rat Ravioli

Tu peux ajouter du lait de coco ou de la crème de soja directement dans ton bol pour plus d’onctuosité. Léna arrose son bol de jus de citron pour une touche d’acidité et pour un apport en vitamine C. Et avec quelques feuilles de coriandre c’est encore mieux !

टमाटर [ta-MA-tar] (hindi) = tomates

Publié dans Italie, Plat, Recettes du monde

Risotto à la courge (végétarien, vegan)

Le risotto est incontestablement l’un des piliers de la cuisine italienne. Savoureux et réconfortant, il se décline en une multitude de variantes, dont beaucoup sont végétariennes : aux champignons, aux asperges, au brocoli…

Pour adoucir l’arrivée de l’automne, je te propose une recette de risotto à la courge (risotto alla zucca) : un plat simple mais oh combien délicieux ! Ce risotto est originaire du nord de l’Italie (Piémont, Lombardie…), où les courges sont cultivées en abondance. La courge se marie parfaitement avec le riz pour créer ce plat onctueux aux couleurs automnales qui plaira à toute la famille, même aux non végés…

Recette

Ingrédients

500 g de chair de courge (butternut, potimarron…)

300 g de riz pour risotto

12 cl de vin blanc

1 oignon

50 g de margarine (facultatif)

1 cuil. à soupe de lévure maltée (facultatif)

1.25 l d’eau + 2 cubes de bouillon de légumes (ou du bouillon de légumes maison)

2 brins de romarin

2 feuilles de laurier

Huile d’olive

Sel (uniquement si le bouillon n’en contient pas)

Poivre

Préparation

Éplucher la courge et la couper en dés. Éplucher et hacher finement l’oignon. Le faire revenir 5 minutes dans une poêle type wok généreusement huilée. Rajouter les dés de courge, un brin de romarin, et laisser cuire à feu moyen en remuant de temps en temps avec une spatule en bois.

Pendant ce temps , préparer le bouillon avec l’eau prévue, les bouillon cubes, les feuilles de laurier et le deuxième brin de romarin. Après l’avoir porter à ébullition, le laisser frémir à feu très doux.

Quand les cubes de la courge seront bien ramollis sans être réduits en purée, verser le riz préalablement rincé dans la poêle. Bien mélanger et laisser cuire jusqu’à ce que le riz devienne translucide (1-2 minute(s)). Verser le vin, mélanger de nouveau, et le laisser s’évaporer. Puis verser 2 louches de bouillon, re-mélanger et baisser le feu.

Continuer la cuisson en remuant de temps en temps. A chaque fois que la préparation commence à s’épaissir, rajouter 2 louches de bouillon. Arrêter la cuisson quand la consistance de riz sera à votre goût (personnellement, je l’aime bien cuit, donc cette étape m’a pris 30 minutes, mais c’est plus court si tu le préfères al dente).

Hors feu, ajouter la margarine et la levure maltée et bien mélanger. Saler (si nécessaire), poivrer. C’est prêt !

Astuce du rat Ravioli

N’oublie pas que le bouillon doit rester sur le feu tout le temps, sinon ça prendra une heure, ton histoire de risotto ! 😉

Une recette, un mot

Zucca [DZOUK-ka] (italien) = courge