Ce plat est né d’une barquette de légumes pour pot-au-feu en promo, et de ma récente obsession avec le beurre de cacahuètes. Un jour j’ai ajouté une cuillère de beurre de cacahuètes dans ma soupe aux nouilles… et je suis devenue accro. Ce petit goût, surtout associé à la sauce tomate, relève les plats ordinaires à un autre niveau en les rendant totalement irrésistibles (au moins, c’est mon humble avis). Ce n’est pas pour rien que tout le monde adore le mafé !
Facile à adapter avec des légumes de saison que tu as sous la main, bon marché et surtout délicieux, ce ragoût est devenu un grand classique chez moi. Essaie, tu m’en diras des nouvelles !
Recette
Ingrédients
(pour 4 personnes)
300 g de carottes
200-250 g de pommes de terre
100 g de navets
2 poireaux de taille moyenne
1,25 l d’eau
1 cube de bouillon de légumes
400 g de sauce tomate (ou de coulis de tomate)
2 généreuses cuil. à soupe de beurre de cacahuètes
1 cuil. à café de curry en poudre
1 cuil. à café de thym (ou herbes de Provence)
2 feuilles de laurier
une dizaine de graines de poivre (facultatif)
Sel (si ton cube de bouillon n’en contient pas)
Préparation
Bien laver les poireaux et les couper en rondelles (les blancs et les verts). Eplucher les pommes de terre et les navets, puis les couper en morceaux ou en gros dés. Eplucher les carottes et les couper en rondelles.
Dans une cocotte, porter l’eau à ébullition et y dissoudre le cube de bouillon. Placer les légumes dans l’eau. Ajouter les herbes et les épices, la sauce tomate et le beurre de cacahuètes. Laisser cuire à feu moyen à découvert pendant 40 – 45 minutes en remuant de temps en temps.
Astuce du rat Ravioli
Si tu mets un peu plus d’eau et tu couvres la cocotte, tu obtiendras une délicieuse soupe aux légumes (ça réduit aussi le temps de cuisson). A toi de choisir !
Pour un apport en protéines, tu peux ajouter des haricots blancs ou du tofu fumé en dés vers la fin de la cuisson (mais Léna dit qu’on n’est pas obligé(e) de manger plein de protéines à chaque repas !).
Riche en saveurs et en textures, fraîche et nutritive, cette salade a tout pour plaire ! Parfaite pour un pique-nique ou une lunch box, elle peut faire un plat végane complet car elle contient des protéines, des féculents et des légumes.
Sałatka jarzynowa signifie littéralement « salade de légumes ». Certaines pensent qu’elle s’apparente à la macédoine de légumes française. D’autres considèrent que c’est une variante polonaise de la salade russe dite « salade Olivier ». Personnellement, je penche pour cette dernière hypothèse, car ces deux salades ont pas mal d’ingrédients en commun : des pommes de terre, des cornichons, des petits pois, des œufs durs, des carottes et de la mayonnaise. Un autre point commun avec la salade Olivier : la sałatka jarzynowa est souvent préparée pour les fêtes de la fin de l’année ! La version polonaise est plus riche en légumes, car elle contient également des oignons, des pommes, du céleri rave et du persil tubéreux. Contrairement à la salade russe, qui se prépare avec de la viande ou du saucisson dans sa version classique, la sałatka jarzynowa est végétarienne.
Connaissant bien la salade Olivier qui avait bercé mon enfance, j’ai été agréablement surprise par sa sœur polonaise. Le mélange des saveurs est encore plus subtil grâce à la présence du céleri rave et de l’oignon, et la pomme apporte une petite touche sucrée-salée. J’ai remplacé les œufs par du tofu mariné, et j’ai dû faire l’impasse sur le persil tubéreux, car il n’est pas facile d’en trouver en France. Malgré cela, c’était absolument délicieux ! Je suis sûre que cette salade deviendra un grand classique chez moi (et peut-être chez toi aussi ! )
Recette
Ingrédients
(pour 6 personnes)
3 pommes de terre à chair ferme de taille moyenne (350 – 400 g)
La veille, préparer la marinade avec le jus de citron, l’huile d’olive, la sauce soja et la gousse d’ail écrasée. Couper le tofu en dés et le couvrir de cette marinade. Le laisser au frais dans un récipient fermé une nuit entière.
Éplucher les pommes de terre, les carottes et le céleri rave. Les couper en quelques gros morceaux et les cuire à l’eau. Laisser refroidir.
Pendant ce temps, préparer la mayonnaise et la placer au frais.
Hacher finement l’oignon nouveau. Si tu utilises l’oignon classique et tu n’aimes pas trop le goût d’oignon cru, tu peux le couvrir d’eau bouillante après l’avoir haché, puis l’égoutter dans 5-10 minutes.
Éplucher la pomme et la couper en dés. Couper en petits dés les cornichons, les pommes de terre, les carottes et le céleri rave.
Dans un gros saladier, réunir les pommes de terre, les carottes, les cornichons, le céleri rave, l’oignon, la pomme, le tofu (sorti de sa marinade), et les petits pois égouttées. Bien mélanger.
Verser la mayonnaise, saler, poivrer et mélanger de nouveau. Ajouter un yaourt de soja pour une sauce plus onctueuse, ou de la moutarde si on veut que ça pique un peu (attention, la mayo contient déjà de la moutarde).
Garder au frais.
Astuce du rat Ravioli
Les cornichons français « classiques » sont trop vinaigrés et peuvent gâcher ta salade. Choisis des cornichons aigres-doux (c’est écrit sur le bocal).
Tu peux ajouter quelques cuillères de la marinade du tofu dans la sauce pour encore plus de goût.
Voici une salade qui vient tout droit de mon enfance ! Dans mon esprit, comme pour la plupart des gens nés en Union Soviétique, elle est indissociable du réveillon du jour de l’an. Sous sa robe jaune duveteuse, la salade mimosa trônait sur notre table en compagnie des autres zakuski * les uns plus tentants que les autres, mais nous n’avions pas droit d’y toucher avant les 12 coups de minuit…
* Hors d’œuvre et entrées froides
Pourquoi le jour de l’an plutôt que Noël ? Tout simplement parce qu’en Union Soviétique le 31 décembre est devenu LA célébration de l’année. Après la révolution de 1917, les fêtes religieuses n’étaient pas bien vues, et les traditions de Noël (le sapin, les cadeaux, et bien sûr le mirifique repas) se sont « transférées » sur le Nouvel An…
Mais revenons à la salade mimosa. Elle est née dans les années 70, à l’époque où il était difficile de trouver de la nourriture qui sortait un peu d’ordinaire. On faisait donc de son mieux pour créer quelque chose d’extraordinaire pour les fêtes avec des ingrédients simples. Cette salade en est un parfait exemple : la version classique contient du poisson en conserve, des œufs, de l’oignon, des carottes et de la mayonnaise disposés en couches. Certains ajoutaient des pommes de terre, d’autres du fromage râpé et du beurre, ainsi que des herbes fraîches (aneth, persil) : que des ingrédients faciles à trouver et bon marché. L’ordre des couches était encore moins gravé en marbre que les ingrédients: chaque famille y allait de son propre chef. A l’exception, bien sûr, de la couche supérieure en jaunes d’œufs émiettés qui a donné son nom à cette préparation car elle faisait penser aux fleurs de mimosa…
Pendant mon dernier séjour à Moscou, j’ai retrouvé la salade mimosa dans un resto, cette fois en version végane : un délice absolu. Ça m’a donné envie de la proposer sur le blog, mais j’ai sagement attendu le mois de décembre pour que ça tombe à pique pour les fêtes. Ma fille a adoré, donc je la referai probablement pour notre repas de Noël !
½ cuil. à café de sel Kala Namak (facultatif, pour donner un goût d’œuf à la préparation)
Aneth ou persil frais haché (facultatif)
Pour la mayo :
10 cl de crème de soja
4 cuil. à soupe d’huile d’olive
1 cuil. à soupe de moutarde bombée
Préparation
Monter la mayonnaise. Dans un bol, mélanger la crème végétale et l’huile au fouet. Placer la moutarde dans un petit saladier. Incorporer le mélange crème végétale / huile dans la moutarde culière par cuillère en fouettant énergiquement, toujours dans le même sens. Attendre que le mélange épaississe avant d’ajouter la culière suivante. Réserver au frais.
Éplucher les carottes et les pommes de terre et les faire cuire à l’eau. Les râper séparément (utiliser une râpe à gros trous). Ajouter 1 cuil. à soupe de mayo dans chaque bol et mélanger. Saler, poivrer, et réserver.
Éplucher l’oignon et le hacher le plus finement possible. Si tu n’aimes pas le goût d’oignon cru, tu peux le placer dans un bol, verser de l’eau bouillante dessus, puis l’égoutter dans 5-10 minutes.
Émietter le tofu à l’aide d’une fourchette. Ajouter la levure maltée, le curcuma, le sel Kala Namak et bien mélanger.
Assembler la salade. Étaler une couche de pommes de terre dans un moule à charnières de 18 – 20 cm de diamètre. La couvrir d’une fine couche de mayonnaise. Continuer avec une couche de carottes une autre couche de mayo, puis une couche de pâté de « poisson fumé ». Étaler les oignons hachés sur le pâté, les couvrir de la dernière couche de mayonnaise, et saupoudrer le haut des « jaunes d’œufs ». Tu peux ajouter une couche d’aneth ou de persil haché entre les oignons et les « jaunes d’œuf », mais ce n’est pas obligatoire.
Garder au frais. Pour servir, enlever les bords du moule à charnières.
Astuce du rat Ravioli
Tu peux utiliser un cercle à pâtisserie à la place du moule à charnières pour assembler la salade directement sur une assiette. On peut aussi faire l’assemblage dans un saladier en verre, mais le résultat sera moins visuel, et il sera plus difficile d’en faire de jolies parts.
C’est difficile de le croire, mais je mangeais cette salade au petit déj pendant des années quand j’étais à l’école primaire. J’en engloutissais une assiette tandis que ma mère tressait mes cheveux : le rituel du matin. Je me rappelle toujours de ce mélange de sensations : le croquant des carottes, l’acidité juteuse des pommes, le goût un peu âpre des noix, la douceur de la crème, la douleur de la peigne dans mes cheveux emmêlés.
Ma maman pensait que cette salade me donnerait suffisamment d’énergie vitaminée pour affronter le froid et la grisaille, et avec du recul, je comprends qu’elle n’avait pas tort. Bourrée de vitamine C et de provitamine A, source de protéines et d’Oméga 3, elle est parfaite pour commencer une journée et pour booster ses défenses immunitaires. Bien entendu, aucune obligation de la manger au petit dèj : elle peut faire aussi une entrée colorée et nutritive (ou même un repas léger).
Recette
Ingrédients
(pour 4 personnes)
2 carottes (200 g environ)
2 pommes (300 g environ)
40 g de noix
Jus d’1 orange
3 cuil. à soupe d’huile d’olive
5 cuil. à soupe de crème de soja (ou autre crème végétale)
1 cuil. à café de moutarde
Préparation
Laver et éplucher les carottes et les pommes. Les râper. Ecraser grossièrement les noix dans un mortier (ou les hacher). Préparer une sauce avec le jus d’orange, l’huile d’olive, la crème végétale et la moutarde. Tout réunir dans un saladier et bien mélanger. C’est prêt !
Astuce du rat Ravioli
Tu peux rajouter des herbes fraîches hachées de ton choix (persil, coriandre, ciboulette…) pour encore plus de goût et de vitamines. Miam !
Le chou mariné, c’est une vraie madeleine de Proust pour moi. Dans ma famille (et beaucoup d’autres) la réalisation de cette préparation ancestrale était un évènement, presque une fête. Début novembre, on prévoyait une journée entière (souvent un dimanche) pour mariner le chou. Mon père en achetait des quantités qui me semblaient astronomiques, et les têtes de chou de taille imposante remplissaient notre minuscule cuisine. Mes grandes sœurs arrivaient, et toute la famille s’attelait à hacher le chou, râper les carottes, préparer la marinade. Une fois coupé, le chou était placé dans d’énormes seaux émaillés. Les seaux restaient quelque temps dans la cuisine, au chaud, puis déménageaient dans la cave sous le garage pour être conservés tout l’hiver.
Le chou mariné nous était indispensable pendant la longue saison hivernale. On le mangeait tel quel, souvent arrosé d’huile et saupoudré de sucre, ou on le cuisinait de plein de façons : en soupe, en ragoût… et même pour farcir des chaussons (pirozhki !). Souvent on ajoutait de petites pommes acides dans les seaux : elles marinaient avec le chou pour devenir un vrai régal à la texture fondante et au goût inimitable.
Comme je ne dispose pas d’une cave suffisamment froide, je ne fais plus cette recette de famille longue conservation. Je lui préfère une recette rapide (celle que je partage plus bas), qui me permet néanmoins de retrouver ce goût de mon enfance. Ça prend moins de place, et comme le chou est disponible tout l’hiver, je peux facilement en refaire si besoin…
Chou mariné à la russe (recette végane)
Recette
1.5 kg de chou blanc
200 g de carottes
1 l d’eau
2 cuil. à soupe rases de sel
150 g de sucre blanc
12 cl de vinaigre blanc à 8°
2 feuilles de laurier
1 cuil. à soupe de graines de poivre
Chou mariné (recette rapide)
Préparation
Hacher finement le chou, éplucher et râper les carottes. Mélanger le chou et les carottes dans un grand saladier.
Préparer la marinade. Porter l’eau à ébullition avec le sel, le sucre, le laurier et les graines de poivre. Laisser bouillir 10 minutes. Hors feu, verser le vinaigre.
Verser la marinade à chaud dans le saladier. Couvrir le chou avec une assiette légèrement plus petite que le saladier (les bords de l’assiette doivent reposer sur le chou et non sur le saladier). Poser un poids dessus (par exemple, un gros bocal rempli d’eau). Vous devez voir la marinade remonter aux bords de l’assiette.
Laisser dans un endroit relativement frais (à 15 – 17 degrés) pendant 24 h. Mélanger 2 -3 fois.
Au bout de 24 h le chou est prêt à être consommé. Vous pouvez le répartir dans des bocaux ou des boîtes avec un couvercle et le garder au réfrigérateur (2 semaines maximum).
Quelques idées d’utilisations :
Dans un sandwich ou un wrap
En salade
Dans un plat chaud ou vous utilisez normalement du chou frais (ragoût, soupe…)
Astuce du rat Ravioli
Après avoir mangé le chou, utilise la marinade comme sauce dans une salade (par exemple, la salade au riz rose de Léna…) Tu m’en donneras des nouvelles !