Publié dans Europe de l'Est, Plat, Recettes du monde

Fuczki / galettes polonaises à la choucroute (végétalien, vegan)

Des galettes à la choucroute, il fallait y penser ! Même moi, qui suis originaire de l’Europe de l’Est, j’ai trouvé ça super original. Quelque part, ça ne me surprend pas tant que ça, car nous aussi on a tendance à remplacer le chou par de la choucroute un peu partout en hiver… mais j’avoue qu’il ne me viendrait pas à l’esprit d’en mettre dans des pancakes !

Les fuczki est un plat traditionnel des Lemkos (également connus sous le nom de Ruthènes) , un groupe ethnique slave de la région de Lemko (Basses Carpates). Cette région couvrait les territoires qui sont actuellement partagés entre la Pologne, la Slovakie et l’Ukraine. A l’origine, ces galettes se préparaient avec de la farine d’avoine, mais les recettes modernes utilisent plutôt de la farine de blé.

Joliment dorées, agréablement acidulées, légèrement épicées, ces galettes / pancakes sortent vraiment de l’ordinaire. A servir avec du yaourt végétal nature (ici au lait de coco) pour remplacer la crème fraîche traditionnelle.

Recette

Ingrédients

(pour 15 pièces)

600 g de choucroute crue

250 g de farine de blé

25 cl de lait végétal (avoine pour moi)

15 cl de crème de soja (ou autre crème végétale)

2 cuil. à café de grains de cumin OU graines de carvi OU cumin en poudre

1 cuil. à café de marjolaine

Huile de cuisson

Préparation

Bien presser la choucroute dans un torchon pour faire sortir l’excès de liquide. La hacher finement au couteau.

Dans un saladier, mélanger la farine, les épices et les herbes. Incorporer progressivement la crème et le lait végétal à l’aide d’un fouet. Ajouter la choucroute et bien mélanger.

Faire chauffer 3 cuil. à soupe d’huile dans une poêle qui glisse bien. Placer une cuillère à soupe de pâte dans la poêle et bien l’aplatir en une galette très fine, de l’épaisseur d’un pancake, puis ajouter 1 ou 2 autres, selon la taille de la poêle. Faire cuire à feu moyen-fort 3 minutes environ de chaque côté. Continuer jusqu’à la fin de la pâte en ajoutant de l’huile dans la poêle à chaque fois.

Servir avec du yaourt végétal.

Astuce du rat Ravioli

Si tu veux que tes galettes soit croustillantes, il faut les réchauffer dans une poêle bien huilée à feu assez vif juste avant de servir.

Léna n’a pas mis de sel car elle trouve qu’il y en a assez dans la choucroute, mais tu peux assaisonner selon tes goûts.

Kapusta [ka-POUS-ta] (polonais) = chou

Publié dans Inde, Plat, Recettes du monde

Dal palak / dal aux épinards (végétarien, vegan)

Tout le monde connaît le dal (qui peut aussi s’écrire daal ou dahl), mais as-tu déjà entendu parler du dal palak ? C’est un plat encore plus gourmand et nutritif, car en plus de lentilles et d’épices, il contient des épinards (ce qui le rend aussi plus coloré et appétissant ! ).

Le mot « dal » est utilisé en Inde et au Népal pour décrire plusieurs sortes de lentilles, ce qui a donné le nom à cette spécialité. Normalement, le dal palak est préparé avec du toor dal (des pois cassés de couleur jaune, vendus en France sous l’appellation « pois d’Angole »). Cette légumineuse est classée parmi les lentilles en Inde, d’où son nom. Toutefois, on peut facilement remplacer les pois d’Angole par des lentilles corail (masoor dal), plus faciles à trouver en France (ce que j’ai fait dans cette recette).

Riche en saveurs comme tout plat indien qui se respecte, cette délicieuse soupe est aussi une source de protéines végétales et de minéraux (fer, calcium, magnésium…).

Recette

Ingrédients

(pour 2-3 personnes)

200 g de lentilles corail

1 l d’eau

100 – 150 g d’épinards frais

1 oignon

3 gousses d’ail

15 g de gingembre frais

150 – 200 g de tomates fraîches (ou en boîte hors saison)

1 cuil. à café de graines de cumin

1 cuil. à café de curcuma en poudre

½ cuil. à café de piment fort en poudre (ajuster selon vos goûts)

1 cuil. à café de garam masala (facultatif)

Sel

Huile

Préparation

Rincer les lentilles, les couvrir d’1 litre d’eau, les porter à l’ébullition, puis les laisser mijoter une vingtaine de minutes (voire plus). Goûter pour vérifier la cuisson : les lentilles doivent être bien cuites et s’écraser facilement. Les réduire en purée grossière à l’aide d’un presse-purée (sans les égoutter). Réserver.

Hacher finement l’oignon, éplucher et râper le gingembre, couper les tomates en dés. Équeuter, laver et hacher grossièrement les épinards.

Faire chauffer 2 cuil. à soupe d’huile dans une poêle style wok, y faire revenir les graines de cumin. Dès que les graines commencent à craqueler, ajouter l’oignon haché, les gousses d’ail écrasées et le gingembre. Laisser revenir quelques minutes en remuant de temps en temps, puis ajouter les tomates, le curcuma et le piment. Attendre que les tomates fondent, puis rajouter les épinards. Faire cuire quelques minutes supplémentaires pour laisser fondre les épinards.

Verser le contenu de la poêle dans les lentilles et porter de nouveau à ébullition. Saler, ajouter le garam massala et laisser cuire 3-5 minutes. C’est prêt !

Astuce du rat Ravioli

Tu peux ajouter du lait de coco ou de la crème de soja directement dans ton bol pour plus d’onctuosité. Léna arrose son bol de jus de citron pour une touche d’acidité et pour un apport en vitamine C. Et avec quelques feuilles de coriandre c’est encore mieux !

टमाटर [ta-MA-tar] (hindi) = tomates

Publié dans Japon, Pains, Recettes du monde

Kabocha bread / Brioche japonaise à la courge (végétalien, vegan)

Kabocha bread, tu connais ? Ces petites brioches japonaises en forme de courge font toujours leur apparition sur les réseaux sociaux avant Halloween, et cette année j’ai eu envie de te proposer une version végétale.

Verdict : elles sont à tomber par terre ! Incroyablement moelleuses, légèrement sucrées, au goût doux et agréable, je peux garantir qu’elles ne feront pas long feu chez toi, encore moins s’il y a des enfants. Parfaites pour un petit déj ou un goûter (et pour Halloween, ça va de soi)!

Au Japon, cette recette est préparée avec de la Kabocha, une courge verte et lisse très sucrée à chair orangée. Cette variété de courge a été introduite au Japon au XVIe siècle par des marins portugais qui l’avaient apportée du Cambodge. De son nom portugais, Camboja abóbora  (courge cambodgienne), les japonais n’ont gardé que la première partie, et « kabocha » est devenue terme générique pour désigner une courge.

Si tu arrives à trouver une vraie courge kabocha pour cette recette, c’est super, sinon, tu peux la remplacer par du butternut ou du potimarron (moi, j’ai utilisé du butternut).

Recette

Ingrédients

(pour 8 pièces)

250 g de farine de blé (T45)

80 g de purée de courge (50 g pour la farce + 30 g pour la pâte) (à peu près 100 g de chair de courge crue)

50 g de purée de patate douce (environ 70 g de patate douce crue)

30 g de sucre roux (+ 1 cuil. à soupe pour la pâte)

6 cl de crème végétale (j’ai utilisé celle de soja) + un peu pour badigeonner

10 cl de lait végétal (avoine pour moi)

1 cuil. à soupe d’huile au goût neutre (par exemple, tournesol) pour la pâte (+ 1 cuil. à soupe pour le fil)

1 sachet de levure boulangère déshydratée (7 g)

Une pincée de sel

6 m 40 cm de fil alimentaire

Préparation

Faire cuire séparément la courge et la patate douce, épluchées et couper en morceaux (à l’eau ou à la vapeur). Égoutter et écraser en purée à l’aide d’une fourchette (toujours séparément). Réserver.

Dans une petite casserole, faire tiédir le lait végétal. Hors feu, y verser la levure boulangère. Remuer, couvrir et laisser gonfler 10 minutes.

Dans un saladier, réunir la farine, 1 cuil. à soupe de sucre et le sel. Ajouter le lait avec la levure boulangère, la crème végétale et 30 g de purée de courge. Mélanger à la cuillère, puis verser l’huile et rassembler la pâte dans une boule. Si nécessaire, rajouter un peu de farine pour pouvoir travailler la pâte. Elle doit rester souple et un peu collante.

Couvrir la boule de pâte d’un torchon propre et laisser lever pendant 1 heure dans un endroit chaud.

Pendant ce temps, couper 8 tronçons de 80 cm de fil alimentaire. Les laisser tremper dans 1 cuil. à soupe d’huile.

Placer la purée de courge restante et celle de patate douce dans une petite casserole avec 30 g de sucre. Faire chauffer en remuant jusqu’à ce que le sucre se dissout et l’eau s’évapore. Cela devrait prendre 5 minutes environ.

Dégazer la pâte et la séparer en 8 boules de même taille. Étaler une boule sur le plan de travail fariné à l’aide d’un rouleau à pâtisserie. Placer 1 cuil. à café bombée de farce au milieu. Bien fermer les bords, puis rouler entre les paumes de vos mains pour obtenir une boule. Farcir tous les petits pains et les placer sur une planche farinée.

Sortir les bouts de fil de l’huile, les déposer sur du papier absorbant. Étaler un tronçon de fil sur le plan de travail et placer un pain farci bien au milieu. Croiser les bouts de fil au milieu comme pour faire un nœud, puis les passer sur les 2 autres côtés (éviter de trop serrer, sinon votre pain risque de se casser après la cuisson). Retourner la boule de pâte et croiser de nouveau. Répéter jusqu’à obtenir 8 « côtes » de taille similaire. Faire un double nœud pour bien fermer et couper les bouts de fil qui restent.

Déposer les petits pains sur une plaque couverte de papier alimentaire. Les couvrir de torchon et laisser lever 30 minutes supplémentaires.

Préchauffer le four à 180 ° C. Badigeonner les petits pains de crème végétale et les laisser cuire 15 minutes environ. Laisser refroidir, puis enlever délicatement les fils en les coupant en plusieurs endroits.

Astuce de rat Ravioli

Pour que ce soit joli (même si c’est déjà le cas), tu peux insérer des graines de courge ou de pastèque au milieu de chaque petit pain pour faire des « tiges ». Et si tu ne veux pas les manger, tu peux m’en donner 1 ou 2, j’adore ça.

かぼちゃ [ka-BO-tcha] (japonais) = courge

Publié dans Italie, Plat, Recettes du monde

Risotto à la courge (végétarien, vegan)

Le risotto est incontestablement l’un des piliers de la cuisine italienne. Savoureux et réconfortant, il se décline en une multitude de variantes, dont beaucoup sont végétariennes : aux champignons, aux asperges, au brocoli…

Pour adoucir l’arrivée de l’automne, je te propose une recette de risotto à la courge (risotto alla zucca) : un plat simple mais oh combien délicieux ! Ce risotto est originaire du nord de l’Italie (Piémont, Lombardie…), où les courges sont cultivées en abondance. La courge se marie parfaitement avec le riz pour créer ce plat onctueux aux couleurs automnales qui plaira à toute la famille, même aux non végés…

Recette

Ingrédients

500 g de chair de courge (butternut, potimarron…)

300 g de riz pour risotto

12 cl de vin blanc

1 oignon

50 g de margarine (facultatif)

1 cuil. à soupe de lévure maltée (facultatif)

1.25 l d’eau + 2 cubes de bouillon de légumes (ou du bouillon de légumes maison)

2 brins de romarin

2 feuilles de laurier

Huile d’olive

Sel (uniquement si le bouillon n’en contient pas)

Poivre

Préparation

Éplucher la courge et la couper en dés. Éplucher et hacher finement l’oignon. Le faire revenir 5 minutes dans une poêle type wok généreusement huilée. Rajouter les dés de courge, un brin de romarin, et laisser cuire à feu moyen en remuant de temps en temps avec une spatule en bois.

Pendant ce temps , préparer le bouillon avec l’eau prévue, les bouillon cubes, les feuilles de laurier et le deuxième brin de romarin. Après l’avoir porter à ébullition, le laisser frémir à feu très doux.

Quand les cubes de la courge seront bien ramollis sans être réduits en purée, verser le riz préalablement rincé dans la poêle. Bien mélanger et laisser cuire jusqu’à ce que le riz devienne translucide (1-2 minute(s)). Verser le vin, mélanger de nouveau, et le laisser s’évaporer. Puis verser 2 louches de bouillon, re-mélanger et baisser le feu.

Continuer la cuisson en remuant de temps en temps. A chaque fois que la préparation commence à s’épaissir, rajouter 2 louches de bouillon. Arrêter la cuisson quand la consistance de riz sera à votre goût (personnellement, je l’aime bien cuit, donc cette étape m’a pris 30 minutes, mais c’est plus court si tu le préfères al dente).

Hors feu, ajouter la margarine et la levure maltée et bien mélanger. Saler (si nécessaire), poivrer. C’est prêt !

Astuce du rat Ravioli

N’oublie pas que le bouillon doit rester sur le feu tout le temps, sinon ça prendra une heure, ton histoire de risotto ! 😉

Une recette, un mot

Zucca [DZOUK-ka] (italien) = courge

Publié dans Italie, Plat, Recettes du monde

Pizza aux légumes (végétalien, vegan)

Très peu de temps après mon passage au véganisme, ma fille et moi avons été invitées à une soirée. Nous étions une dizaine de parents et autant d’enfants. J’ai amené cette pizza en ayant peur que personne n’en voudrait car elle était aux légumes et sans fromage… tandis que j’étais la seule végane parmi les invités ! Mais dès que je l’ai découpée en mini parts, la bande joyeuse des enfants arriva et se jeta dessus. En quelques minutes le plateau était vide ! Certains sont revenus pour en réclamer encore, mais c’était trop tard. Aucun ne s’est plaint de l’absence de fromage ! Depuis cette soirée, la pizza rectangulaire aux légumes est devenue ma recette fétiche de l’été à partager : en apéro, en pique-nique, en repas de famille… Tout le monde adore : les enfants et les adultes, les végés et les non végés.

Des pains plats avec des garnitures ont été fabriqués depuis l’antiquité. A l’époque romaine, il existait déjà le « panis focacius », qui a donné son nom à la focaccia italienne.

En ce qui concerne la pizza, le mot apparait pour la première fois à Naples, au XVIe siècle, pour décrire une galette de pain plat. Après l’introduction de la tomate en Europe, cette galette est parfois additionnée de sauce tomate, et la pizza commence à prendre sa forme moderne. La pizza marinara, l’une des deux variantes de pizzas napolitaines authentiques, est garnie uniquement de sauce tomate, d’huile d’olive, d’origan et d’ail. Donc, comme c’est très souvent le cas avec des plats véganes, en proposant une pizza sans fromage, on revient à la source…

Recette

Ingrédients

1 pâte à pizza rectangulaire maison (voir ma recette) ou du commerce

1 petite aubergine

1 petite courgette (voire ½)

2 grosses tomates

1 bel oignon

300 g de sauce tomate

Origan ou herbes de Provence

Huile d’olive

Sel

Poivre

Préparation

Réaliser une pâte de pizza épaisse rectangulaire (voir ma recette). Garnir une plaque de four de papier cuisson et placer la pâte dessus. La couvrir de sauce tomate.

Eplucher et hacher finement l’oignon et le repartir sur la sauce tomate. Couper l’aubergine et la courgette en rondelles très fines (tu n’arriveras peut-être pas à utiliser toute la courgette, commence par en couper une moitié). Placer d’abord les rondelles de l’aubergine, puis insérer celles de la courgette dans les espaces vides. Les rondelles peuvent se chevaucher sans se couvrir.

Couper les tomates en rondelles et les placer sur l’aubergine et la courgette. Saler, poivrer, saupoudrer d’herbes et arroser d’un filet d’huile d’olive. Envoyer au four préchauffé à 200 °C (chaleur tournante) pour 30 minutes environ. Vérifier la cuisson des légumes (surtout des aubergines) en les piquant avec une fourchette.

Astuce du rat Ravioli

Si tu veux diminuer le temps de cuisson, tu peux précuire les légumes. On peut saupoudrer la pizza de râpé végétal ou de levure maltée si on veut absolument un goût de fromage, mais je trouve que c’est mieux sans !

Une recette, un mot

Verdure [ver-DOU-ré] (italien) = légumes

Publié dans Italie, Pâtes salées et sucrées, Préparation de base, Recettes du monde

Pâte à pizza épaisse (végétalien, vegan)

On peut acheter une pâte à pizza toute prête… mais c’est tellement plus satisfaisant et amusant de la faire soi-même ! Naturellement végane, la pâte à pizza ne demande que quelques ingrédients basiques qu’on trouve partout (et un peu d’huile de coude). Sans additif, plus économique… tant de raisons de s’y mettre !

Recette

Ingrédients

(pour une grande plaque de four rectangulaire)

450 g de farine de blé T45

22 cl d’eau

3 cuil. à soupe d’huile d’olive

½ cuil. à café de sel

1 sachet de levure boulangère (5.5 g)

Préparation

Dissoudre la levure dans 10 cl. d’eau tiède. Couvrir et laisser reposer 10 minutes.

Placer la farine dans un saladier, la mélanger avec le sel. Faire un puits au milieu et y verser le mélange eau/levure et l’huile. Mélanger à la cuillère, puis incorporer progressivement le reste de l’eau jusqu’à l’obtention d’une pâte un peu collante (ajuster la quantité d’eau ou de farine au besoin). Bien travailler la pâte. Eviter de rajouter trop de farine même si la pâte colle aux doigts : elle va progressivement s’assouplir et devenir moins collante. Si la pâte est trop ferme, elle lèvera moins bien.

Placer la pâte dans un saladier, la couvrir d’un torchon et la laisser lever dans un endroit chaud pendant 1h30. Au bout de ce temps, la dégazer, puis l’étaler sur un plan de travail fariné à l’aide d’un rouleau fariné. Transférer la pâte sur une plaque de four couverte de papier cuisson avant de la garnir.

Astuce de rat Ravioli

N’essaye pas de garnir la pâte avant de l’installer sur la plaque ! La sauce tomate va la ramollir, et il sera impossible de la transférer sans la déchirer.

Publié dans Italie, Pains, Recettes du monde

Schiacciata con l’uva / focaccia aux raisins (végétalien, vegan)

Tout le monde connaît la focaccia, un pain italien plat et moelleux qui fait penser à une pizza épaisse. Mais savais-tu qu’il existe une focaccia sucrée ?

Il s’agit d’une spécialité toscane, schiacciata con l’uva (schiacciata aux raisins). Son nom signifie littéralement “écrasée” en italien, faisant probablement référence à la mode de préparation, car on aplatie la pâte avant de la cuire. Il existe également plein de versions salées, comme la schiacciata di patate (schiacciata de pommes de terre) qui se trouve également sur ma to-do liste !

La schiacciata con l’uva est traditionnellement préparée en septembre-octobre, quand la récolte des raisins bat son plein. On y utilise toujours de petits raisins noirs, car ils sont plus sucrés et rendent moins de jus. La recette est naturellement végétalienne, et ne demande que très peu d’ingrédients. Très moelleux, plein de juteux raisins, ce pain est parfait pour un petit déj ou un goûter.

Recette

Ingrédients

(pour un plat à gratin carré de 24 x 24 cm)

500 g de farine de blé
7 g de levure boulangère déshydratée
4 cuil. à soupe de sucre en poudre
6 cl d’huile d’olive + 2 cuil. à soupe
20 cl d’eau
500 – 600 g de raisins noirs

Préparation

Faire tiédir 10 cl d’eau. Y dissoudre la levure boulangère. Couvrir et laisser reposer 10 minutes.

Placer la farine dans un saladier. Faire un puits au milieu. Y verser le mélange levure / eau et 6 cl d’huile. Mélanger à la cuillère, puis incorporer progressivement le reste de l’eau jusqu’à l’obtention d’une bonne consistance (une pâte souple qu’on peut bouler). Bien travailler cette pâte avant de la remettre dans le saladier, la couvrir d’un torchon et la laisser lever dans un lieu chaud pendant 2 heures.

Laver et essuyer délicatement les raisins. Huiler un plat à gratin. Dégazer la pâte et la séparer en 2 parties de 2/3 et 1/3 environ. Etaler le plus gros bout à l’aide d’un rouleau fariné pour obtenir un carré un peu plus large que le fond de votre plat. Le placer dans le plat en couvrant en partie les bords. Repartir la moitié des raisins sur la pâte en les faisant enfoncer un peu. Saupoudrer de 2 cuil. à soupe de sucre et arroser d’une cuillère d’huile d’olive.

Etaler l’autre partie de la pâte pour faire un « couvercle » et la placer par-dessus. Bien souder les bords. Enfoncer le reste des raisins dans la pâte. Saupoudrer de sucre et arroser d’huile d’olive (comme pour la première couche). Recouvrir d’un torchon et laisser lever 30 minutes supplémentaires.

Faire cuire dans un four préchauffé à 190 °C pendant 35 – 40 minutes.


Astuce du rat Ravioli

Apparemment, il n’y a pas de sel dans la recette traditionnelle, mais j’en rajouterais bien une pincée pour que la pâte ait plus de goût. Tu peux aussi ajouter 1 cuil. à soupe de sucre directement dans la pâte (ou un sachet de sucre vanillé).

Une recette, un mot

uva [OU-va] (italien) = raisin

Publié dans Desserts, Moyen-Orient, Recettes du monde

Pelamouchi / dessert géorgien au jus de raisin (végétalien, vegan)

Le pelamouchi, kezako ? Derrière ce nom rigolo se cache un délicieux dessert géorgien. Frais, léger, sans sucre ajouté, il est parfait pour l’été. Et pour le réaliser, tu n’auras besoin que de 2 ingrédients qu’on trouve partout…

La vigne a toujours joué un rôle important dans l’économie de la Géorgie, pays producteur et exportateur de vin. Il n’est donc guère étonnant que le dessert phare géorgien soit à base de raisin ! Le «vrai» pelamouchi se prépare à partir de raisins noirs frais qu’on écrase, puis laisse mijoter à feu doux pendant des heures. Ensuite la préparation est filtrée et épaissie avec de la farine de blé, de maïs ou un mélange des deux. J’ai opté pour une version plus rapide avec du jus de raisin, et c’était quand même un délice !

Le pelamouchi est souvent servi avec des cerneaux de noix. Il entre également dans la préparation d’une autre grande spécialité géorgienne, le tchourtckhela (des cerneaux de noix ou autres fruits secs enfilés ensemble, puis trempés dans le pelamouchi et séchés au soleil).

Recette

Ingrédients

(pour 2-3 personnes)

50 cl de jus de raisin noir

60 g de farine de blé (ou de maïs, ou un mélange des 2)

Préparation

Placer la farine dans un cul de poule. Verser peu à peu le jus de raisin tout en fouettant pour éviter l’apparition de grumeaux. 

Placer la préparation dans une petite casserole au fond épais. Faire cuire à feu doux en remuant régulièrement avec un fouet pour éviter que ça brûle au fond. Le mélange doit devenir assez épais (généralement ça prend 15-20 minutes). Quand les goûtes de la préparation qui tombent du fouet se figent et restent toutes rondes, le pelamouchi est prêt.

Verser la préparation encore chaude dans des coupes ou des ramequins. Laisser refroidir à la température ambiante, puis placer au frais pour 4 heures minimum.

Servir avec des cerneaux de noix (ou des noix concassées) et des raisins frais.

Astuce du rat Ravioli

Ça se démoule très facilement, donc tu peux retourner tes coupes sur des assiettes pour faire de jolis dômes.

Une recette, un mot

ყურძენი [KHUR-dze-ni] (géorgien) = raisins

Publié dans Apéro, Moyen-Orient, Recettes du monde

Borani esfenaj / Dip aux épinards iranien (végétarien, vegan)

Pour changer de tzatziki, guacamole et autres houmous, voici un dip iranien à base… d’épinards ! Frais et léger, il est idéal pour un apéro estival. Il peut aussi servir d’entrée, de garniture, ou de sauce.

A l’origine, le borani était une préparation à base d’aubergines, mais actuellement la variante la plus courante est celle aux épinards et au yaourt (souvent avec l’ajout de noix). Toutefois, il existe plein d’autres versions : aux betteraves, au concombre… Ce dip est également très apprécié en Turquie.

Alors, ça veut dire quoi, borani esfenaj ? L’étymologie du premier mot suscite une controverse : selon une hypothèse,  il viendrait du nom de la reine Boran, première femme à avoir régné en Perse. Selon une autre, c’est un poète iranien Boran qui a donné son nom à ce plat. En ce qui concerne le deuxième mot, c’est bien plus simple : esfenaj signifie « épinards » en persan.

Cette préparation est très facile à réaliser et ne contient que des ingrédients basiques : des épinards frais, de l’oignon, de l’ail, du yaourt (de soja pour nous), et des noix. La seule chose qui demande un peu de temps, c’est de trier les épinards, mais le résultat le vaut ! Alors, tu testes ?

Recette

Ingrédients

400 g d’épinards frais

1 gros oignon

2 gousses d’ail

200 g de yaourt de soja

Quelques cerneaux de noix

3 cuil. à soupe d’huile

Sel

Poivre

Préparation

Equeuter, trier et laver les épinards. Verser l’huile dans une poêle style wok et faire revenir l’oignon finement haché en faisant attention de ne pas le brûler. Dès que l’oignon commence à colorer, ajouter l’ail écrasé et mélanger. Rajouter les épinards par petites portions en remuant à chaque fois. Attendre à chaque fois que les feuilles « tombent » avant d’ajouter la portion suivante. Arrêter la cuisson dès que tous les épinards sont fondus. Saler, poivrer. Laisser refroidir entièrement.

Placer les épinards dans un petit saladier ou un bol, ajouter le yaourt de soja et mélanger. Décorer de cerneaux de noix. Garder au frais avant de servir.

Astuce du rat Ravioli

Il vaut mieux choisir du yaourt un peu épais pour ce dip, sinon ce sera trop liquide et il faudra le manger à la cuillère.

Tu peux couper les noix finement et les ajouter directement dans le dip.

Pour plus de goût (et de vitamines) tu peux rajouter un peu de jus de citron et / ou de zeste de citron.

Une recette, un mot

اسفناج [es-fé-NADCH] (persan) = épinard 

Publié dans Europe du Nord, Pains, Recettes du monde

Varme hveder / petits pains chauds danois (végétalien, vegan)

Direction l’Europe du Nord pour déguster les varme hveder, ces petits pains traditionnels fabriqués au Danemark depuis plusieurs siècles ! Joliment dorés, moelleux, ils se collent ensemble pendant la cuisson et se séparent à la main avant d’être dévorés encore chauds.

Dans l’esprit des danois, les varme hveder sont associés à la fête religieuse Store Bededag (Grand jour de la prière), célébrée le quatrième vendredi après Pâques. C’était un jour férié au Danemark avant 2022, où il a été supprimé pour financer la hausse de dépenses de l’état. Les boulangeries étant fermées le jour férié, on achetait les varme hveder la veille pour les déguster chauds, puis les toastait le lendemain.

Les varme hveder sont parfaits pour un petit déj’ sucré ou salé, car ils ne contiennent que très peu de sucre. Tartinées de margarine, de confiture, de houmous ou de tout ce qu’on veut, ces petites brioches ne feront pas long feu sur la table, mais s’il en reste, elles se réchauffent très bien le lendemain.

Recette

Ingrédients

(pour 8 petits pains)

450 g de farine de blé (T45)

10 cl de crème végétale (soja pour moi) + pour la dorure

15 cl de lait d’avoine (ou autre lait végétal)

8 cl d’huile au goût neutre (tournesol pour moi)

5 g de levure boulangère en poudre

1 cuil. à café de cardamome en poudre

1 cuil. à soupe de sucre en poudre

½ cuil. à café de sel

Huile pour cuisson

Préparation

Faire tiédir 10 cl de lait végétal. Hors feu, y dissoudre la levure, couvrir et laisser reposer 10 minutes.

Dans un cul de poule, mélanger la farine, le sucre, le sel et la cardamome. Faire un puits au milieu et verser l’huile, la crème, le lait avec la levure, et les 5 cl de lait restant. Mélanger en incorporant progressivement la farine autour, d’abord avec un fouet, puis une spatule en bois. Rajouter un peu de lait végétal si la pâte est trop ferme. Travailler longuement la pâte en la décollant des bords pour la ramener vers le milieu avec la spatule, puis en l’aplatissant avec le poing. La pâte, très collante au début, va progressivement s’assouplir. Avec un robot pour la pâte à pain, c’est encore mieux.

Couvrir la pâte et la laisser lever dans un endroit chaud pendant 2 heures. Au bout de ce temps, la dégazer, la retravailler un peu et la séparer en 8 pâtons (pour faciliter la chose, tu peux la diviser en 2, puis encore en 2 et en 2 pour obtenir 8 pâtons de taille égale). Les rouler entre les mains pour qu’ils soient bien ronds.

Huiler un grand plat à gratin rectangulaire (le mien fait 30 x 22 cm), de préférence en métal. Y déposer les boules de pâtes en les espaçant très légèrement (d’1 cm environ). Couvrir d’un torchon et laisser lever 1 heure supplémentaire.

Préchauffer le four à 200° C (chaleur tournante). Badigeonner le haut des pains de crème végétale et les faire cuire pendant 20 minutes environ. Vérifier la cuisson à l’aide d’une pointe de couteau. Servir chauds.

Astuce du rat Ravioli

Si tu n’as pas de plat à gratin de bonne taille, tu peux utiliser un cercle à pâtisserie, ou 2 petits plats à gratin.

Une recette, un mot

Varm [VAM] (danois) = chaud