Publié dans Entrée, Europe de l'Est, Recettes du monde

Salade mimosa (végétarien, vegan)

Voici une salade qui vient tout droit de mon enfance ! Dans mon esprit, comme pour la plupart des gens nés en Union Soviétique, elle est indissociable du réveillon du jour de l’an. Sous sa robe jaune duveteuse, la salade mimosa trônait sur notre table en compagnie des autres zakuski * les uns plus tentants que les autres, mais nous n’avions pas droit d’y toucher avant les 12 coups de minuit…

* Hors d’œuvre et entrées froides

Pourquoi le jour de l’an plutôt que Noël ? Tout simplement parce qu’en Union Soviétique le 31 décembre est devenu LA célébration de l’année. Après la révolution de 1917, les fêtes religieuses n’étaient pas bien vues, et les traditions de Noël (le sapin, les cadeaux, et bien sûr le mirifique repas) se sont « transférées » sur le Nouvel An…

Mais revenons à la salade mimosa. Elle est née dans les années 70, à l’époque où il était difficile de trouver de la nourriture qui sortait un peu d’ordinaire. On faisait donc de son mieux pour créer quelque chose d’extraordinaire pour les fêtes avec des ingrédients simples. Cette salade en est un parfait exemple : la version classique contient du poisson en conserve, des œufs, de l’oignon, des carottes et de la mayonnaise disposés en couches. Certains ajoutaient des pommes de terre, d’autres du fromage râpé et du beurre, ainsi que des herbes fraîches (aneth, persil) : que des ingrédients faciles à trouver et bon marché. L’ordre des couches était encore moins gravé en marbre que les ingrédients: chaque famille y allait de son propre chef. A l’exception, bien sûr, de la couche supérieure en jaunes d’œufs émiettés qui a donné son nom à cette préparation car elle faisait penser aux fleurs de mimosa…

Pendant mon dernier séjour à Moscou, j’ai retrouvé la salade mimosa dans un resto, cette fois en version végane : un délice absolu. Ça m’a donné envie de la proposer sur le blog, mais j’ai sagement attendu le mois de décembre pour que ça tombe à pique pour les fêtes. Ma fille a adoré, donc je la referai probablement pour notre repas de Noël !

Recette

Ingrédients

(pour 6 personnes)

400 g de carottes

400 g de pommes de terre à chair ferme

125 g de tofu ferme nature

100 g d’oignon blanc ou rouge

Mon pâté de « poisson fûmé » (voir la recette, utiliser les quantités indiquées)

1 cuil. à café de curcuma

1 cuil. à soupe de levure maltée

½ cuil. à café de sel Kala Namak (facultatif, pour donner un goût d’œuf à la préparation)

Aneth ou persil frais haché (facultatif)

Pour la mayo :

10 cl de crème de soja

4 cuil. à soupe d’huile d’olive

1 cuil. à soupe de moutarde bombée

Préparation

Monter la mayonnaise. Dans un bol, mélanger la crème végétale et l’huile au fouet. Placer la moutarde dans un petit saladier. Incorporer le mélange crème végétale / huile dans la moutarde culière par cuillère en fouettant énergiquement, toujours dans le même sens. Attendre que le mélange épaississe avant d’ajouter la culière suivante. Réserver au frais.

Préparer le pâté de « poisson fumé » et le réserver.

Éplucher les carottes et les pommes de terre et les faire cuire à l’eau. Les râper séparément (utiliser une râpe à gros trous). Ajouter 1 cuil. à soupe de mayo dans chaque bol et mélanger. Saler, poivrer, et réserver.

Éplucher l’oignon et le hacher le plus finement possible. Si tu n’aimes pas le goût d’oignon cru, tu peux le placer dans un bol, verser de l’eau bouillante dessus, puis l’égoutter dans 5-10 minutes.

Émietter le tofu à l’aide d’une fourchette. Ajouter la levure maltée, le curcuma, le sel Kala Namak et bien mélanger.

Assembler la salade. Étaler une couche de pommes de terre dans un moule à charnières de 18 – 20 cm de diamètre. La couvrir d’une fine couche de mayonnaise. Continuer avec une couche de carottes une autre couche de mayo, puis une couche de pâté de « poisson fumé ». Étaler les oignons hachés sur le pâté, les couvrir de la dernière couche de mayonnaise, et saupoudrer le haut des « jaunes d’œufs ». Tu peux ajouter une couche d’aneth ou de persil haché entre les oignons et les « jaunes d’œuf », mais ce n’est pas obligatoire.

Garder au frais. Pour servir, enlever les bords du moule à charnières.

Astuce du rat Ravioli

Tu peux utiliser un cercle à pâtisserie à la place du moule à charnières pour assembler la salade directement sur une assiette. On peut aussi faire l’assemblage dans un saladier en verre, mais le résultat sera moins visuel, et il sera plus difficile d’en faire de jolies parts.

Морковь [mar-KOF’] (russe) = carottes

Publié dans Desserts, Mexique, Recettes du monde

Calabaza en tacha / courge confite (végétalien, vegan)

Est-ce que tu as déjà mangé de la courge… en dessert ? Très parfumé grâce au sucre non raffiné et aux épices, ce mets traditionnel mexicain met en valeur les saveurs d’autrefois.

Ce dessert serait né au Mexique à l’époque coloniale. Les ouvriers qui travaillaient dans des moulins à sucre cuisinaient des courges entières dans des chaudrons (« tachos ») utilisés pour réduire le jus de canne à sucre. Donc « calabaza en tacha » signifierait tout simplement « courge en chaudron ».

Les recettes mexicaines utilisent des pilloncillos, des morceaux de sucre non raffiné en forme de cône, remplacés ici par de la vergeoise, plus facile à trouver en France. Certains rajoutent des morceaux de fruits dans le sirop pendant la cuisson (orange, goyave…).

Toujours très populaire au Mexique, ce dessert est généralement préparé pour Dia de Muertos (le Jour des Morts) fêté le 2 novembre. Cette célébration, vieille des milliers d’années, allient des traditions catholiques à celles indigènes pour commémorer les disparus dans l’allégresse et la joie.

Recette

Ingrédients

(pour 6 personnes)

1 kg de courge musquée (ou autre type de courge)

350 g de vergeoise

1 l d’eau

3 bâtonnets de cannelle

    3 étoile de badiane

    3 clous de girofle

    Préparation

    Nettoyer la courge, enlever les graines et la couper en petites tranches (garder la peau). Dans une grande cocotte, porter à ébullition l’eau avec la vergeoise. Ajouter les épices et laisser frémir quelques minutes jusqu ‘à ce que le sucre soit totalement dissous.

    Déposer les morceaux de courge dans ce sirop la peau vers le bas en les coinçant les uns contre les autres pour qu’ils restent debout. Placer le reste par-dessus , la peau vers le haut. Les tranches doivent être plus ou moins couvertes de sirop, mais certaines resteront visibles.

    Laisser cuire 20 – 30 minutes à feu assez doux en remuant délicatement de temps en temps. Les morceaux doivent être complètement cuits sans se défaire. Les sortir à l’aide d’une écumoire et réserver.

    Augmenter le feu, et laisser cuire le sirop en remuant de temps en temps jusqu’à ce qu’il épaississe (dans mon cas ça a pris 40 minutes). Le sirop est prêt quand de grosses bulles apparaissent sur toute la surface.

    Placer 3 – 4 tranches de courge dans chaque assiette et les arroser de sirop chaud.

    Astuce du rat Ravioli

    Tu peux ajouter des rondelles d’orange (non traitée) à mi-cuisson pour encore plus de goût et une touche d’acidité.

    Léna a choisi la quantité minimale de sucre, mais certaines recettes traditionnelles en contiennent bien plus (jusqu’à 1 kg!). Si tu veux que ça ressemble aux fruits confits, augmente la quantité de sucre.

    Calabaza [ka-la-BA-sa] (espagnol) = courge

    Publié dans Entrée, Moyen-Orient, Recettes du monde

    Mercimek çorbası / Soupe de lentilles corail turque (végétarien, vegan)

    On trouve la soupe de lentilles dans de nombreux pays du monde, mais en Turquie elle tient une place toute spéciale dans les cœurs (et les estomacs). Malgré sa simplicité, cette soupe fait partie des spécialités turques les plus appréciées dont on se régale depuis des siècles. Souvent servie en entrée, elle est quasiment toujours présente sur la carte des restaurants traditionnels turques.

    Mercimek çorbası signifie tout simplement « soupe de lentilles » (mercimek = lentille, çorbası = soupe). Certaines recettes incluent des pommes de terre, des carottes et de la tomate, d’autres se limitent aux lentilles corail, à l’oignon et à l’ail. La particularité (et le secret gustatif) de cette soupe réside dans l’huile pimentée dont on l’arrose juste avant de servir.

    Recette

    Ingrédients

    (Pour 4 personnes)

    200 g de lentilles corail

    1 pommes de terre

    2 carottes

    2 petits oignons

    3 gousses d’ail

    1 cuil. à café de cumin (facultatif)

    1 cuil. à café de curcuma (facultatif)

    1 cuil. à soupe de concentré de tomate

    1.5 l d’eau

    Huile d’olive

    Sel

    Pour l’huile pimentée :

    4 cuil. à soupe d’huile d’olive

    2 cuil. à café de paprika

    1 cuil. à café de piment fort

    Citron (pour servir)

    Préparation

    Hacher l’oignon, le faire revenir dans de l’huile d’olive. Ajouter les gousses d’ail écrasées, la pomme de terre et les carottes épluchées et coupées en cubes. Laisser cuire pendant une dizaine de minutes en remuant régulièrement. Couvrir d’eau prévue, ajouter les lentilles préalablement rincées, le concentré de tomate et les épices. Porter à ébullition, puis laisser mijoter pendant 25 – 30 minutes (goûter pour vérifier la cuisson des lentilles). Saler et passer au mixeur.

    Préparer l’huile pimentée. Faire chauffer 4 cuil. à soupe d’huile d’olive dans une petite casserole avec le paprika et le piment fort. Laisser frémir pendant 1 minute environ en remuant. Arroser chaque bol de cette huile et de jus de citron avant de servir.

    Astuce du rat Ravioli

    Tu peux poser l’huile pimentée et un citron coupé en quartiers sur la table, et laisser chacun(e) se servir selon ses goûts.

    On peut aussi ajouter des herbes fraîches hachées (persil, coriandre…).

    Mercimek [mer-dji-MEK] (turc) = lentille

    Publié dans Grèce, Plat, Recettes du monde

    Spanakopita / feuilleté aux épinards grec (végétarien, vegan)

    Si tu es déjà allé(e) en Grèce, il te reste probablement des souvenirs gourmands de ce plat emblématique. Avec sa croûte au croustillant irrésistible et sa savoureuse farce parfumée aux herbes fraîches, la spanakopita a tout pour plaire !

    Le nom de cette spécialité vient de 2 mots grecs : spanaki (épinards) et pita (pâte). La pâte est constituée de feuilles de pâte filo superposées et généreusement huilées. La farce traditionnelle contient des épinards, de la feta, de l’oignon et de l’œuf pour lier, souvent avec l’ajout de la ricotta et des herbes fraîches. Dans ma version végane, j’ai remplacé la feta par du tofu , de la levure maltée et du jus de citron, et l’œuf par de la crème végétale et un peu de fécule.

    Ce feuilleté aux épinards est parfait pour une soirée entre ami(e)s ou pour un buffet. Seul problème : il ne fera pas long feu !

    Recette

    Ingrédients

    (pour 6 personnes)

    10-12 feuilles de pâte filo

    400 – 500 g d’épinards frais

    250 g de tofu ferme (ou lactofermenté)

    2 petits oignons

    2 gousses d’ail

    3 cuil. à soupe de crème de soja (ou autre crème végétale au goût neutre)

    1 cuil. à soupe de levure maltée (facultatif)

    1 cuil. à soupe de jus de citron

    1 cuil. à soupe de fécule de maïs

    1 petit bouquet d’aneth

    Sel

    Poivre

    Huile d’olive

    Préparation

    Farce

    Laver, sécher, équeuter et hacher grossièrement les épinards.

    Hacher finement les oignons et les faire revenir dans une poêle style wok dans l’huile d’olive. Quand les oignons deviennent translucides, ajouter les gousses d’ail écrasées, puis incorporer les épinards par petites portions. Attendre qu’ils soient tous fondus, et laisser cuire quelques minutes supplémentaires avant d’arrêter le feu. Laisser refroidir un peu, puis transférer le contenu de la poêle dans un saladier à l’aide d’une écumoire (le liquide rendu par les épinards doit rester dans la poêle).

    Ajouter le tofu émietté avec une fourchette, l’aneth finement haché, la crème, la fécule, la levure maltée et le jus de citron. Saler, poivrer, bien mélanger.

    Pliage
    Pour bien comprendre le pliage, je te propose de regarder ma vidéo.

    Huiler un plat rectangulaire ou carré allant au four. Enfoncer une feuille de pâte filo dans le plat en couvrant bien les bords. Séparer 2 feuilles de pâte en 2 et poser chaque moitié sur la première feuille mais plus vers les bords, de sorte qu’elles dépassent. Badigeonner chaque nouvelle feuille placée dans le plat d’huile d’olive. Ajouter une ou deux feuilles entières au milieu.

    Verser la farce et bien l’étaler. Replier les bords sur la farce. Placer une autre feuille pliée en 2 au milieu, puis couvrir d’une feuille entière. Bien faire rentrer les bords de la feuille dans le plat. Rouler 1 feuille et placer ce rouleau par-dessus en l’écrasant légèrement. Faire pareil avec 3 autres feuilles. Penser à huiler chaque feuille utilisée.

    A l’aide d’un bon couteau, pré-découper le feuilleté en parts carrées ou rectangulaires. Placer dans un four préchauffé à 180 °C pour 40 minutes environ.

    Astuce du rat Ravioli

    Tu peux ajouter d’autres herbes dans la farce (menthe, persil), elle n’en sera que meilleure!

    σπανάκι [spa-NA-ki] (grec) = épinards 

    Publié dans Europe de l'Est, Plat, Recettes du monde

    Fuczki / galettes polonaises à la choucroute (végétalien, vegan)

    Des galettes à la choucroute, il fallait y penser ! Même moi, qui suis originaire de l’Europe de l’Est, j’ai trouvé ça super original. Quelque part, ça ne me surprend pas tant que ça, car nous aussi on a tendance à remplacer le chou par de la choucroute un peu partout en hiver… mais j’avoue qu’il ne me viendrait pas à l’esprit d’en mettre dans des pancakes !

    Les fuczki est un plat traditionnel des Lemkos (également connus sous le nom de Ruthènes) , un groupe ethnique slave de la région de Lemko (Basses Carpates). Cette région couvrait les territoires qui sont actuellement partagés entre la Pologne, la Slovakie et l’Ukraine. A l’origine, ces galettes se préparaient avec de la farine d’avoine, mais les recettes modernes utilisent plutôt de la farine de blé.

    Joliment dorées, agréablement acidulées, légèrement épicées, ces galettes / pancakes sortent vraiment de l’ordinaire. A servir avec du yaourt végétal nature (ici au lait de coco) pour remplacer la crème fraîche traditionnelle.

    Recette

    Ingrédients

    (pour 15 pièces)

    600 g de choucroute crue

    250 g de farine de blé

    25 cl de lait végétal (avoine pour moi)

    15 cl de crème de soja (ou autre crème végétale)

    2 cuil. à café de grains de cumin OU graines de carvi OU cumin en poudre

    1 cuil. à café de marjolaine

    Huile de cuisson

    Préparation

    Bien presser la choucroute dans un torchon pour faire sortir l’excès de liquide. La hacher finement au couteau.

    Dans un saladier, mélanger la farine, les épices et les herbes. Incorporer progressivement la crème et le lait végétal à l’aide d’un fouet. Ajouter la choucroute et bien mélanger.

    Faire chauffer 3 cuil. à soupe d’huile dans une poêle qui glisse bien. Placer une cuillère à soupe de pâte dans la poêle et bien l’aplatir en une galette très fine, de l’épaisseur d’un pancake, puis ajouter 1 ou 2 autres, selon la taille de la poêle. Faire cuire à feu moyen-fort 3 minutes environ de chaque côté. Continuer jusqu’à la fin de la pâte en ajoutant de l’huile dans la poêle à chaque fois.

    Servir avec du yaourt végétal.

    Astuce du rat Ravioli

    Si tu veux que tes galettes soit croustillantes, il faut les réchauffer dans une poêle bien huilée à feu assez vif juste avant de servir.

    Léna n’a pas mis de sel car elle trouve qu’il y en a assez dans la choucroute, mais tu peux assaisonner selon tes goûts.

    Kapusta [ka-POUS-ta] (polonais) = chou

    Publié dans Inde, Plat, Recettes du monde

    Dal palak / dal aux épinards (végétarien, vegan)

    Tout le monde connaît le dal (qui peut aussi s’écrire daal ou dahl), mais as-tu déjà entendu parler du dal palak ? C’est un plat encore plus gourmand et nutritif, car en plus de lentilles et d’épices, il contient des épinards (ce qui le rend aussi plus coloré et appétissant ! ).

    Le mot « dal » est utilisé en Inde et au Népal pour décrire plusieurs sortes de lentilles, ce qui a donné le nom à cette spécialité. Normalement, le dal palak est préparé avec du toor dal (des pois cassés de couleur jaune, vendus en France sous l’appellation « pois d’Angole »). Cette légumineuse est classée parmi les lentilles en Inde, d’où son nom. Toutefois, on peut facilement remplacer les pois d’Angole par des lentilles corail (masoor dal), plus faciles à trouver en France (ce que j’ai fait dans cette recette).

    Riche en saveurs comme tout plat indien qui se respecte, cette délicieuse soupe est aussi une source de protéines végétales et de minéraux (fer, calcium, magnésium…).

    Recette

    Ingrédients

    (pour 2-3 personnes)

    200 g de lentilles corail

    1 l d’eau

    100 – 150 g d’épinards frais

    1 oignon

    3 gousses d’ail

    15 g de gingembre frais

    150 – 200 g de tomates fraîches (ou en boîte hors saison)

    1 cuil. à café de graines de cumin

    1 cuil. à café de curcuma en poudre

    ½ cuil. à café de piment fort en poudre (ajuster selon vos goûts)

    1 cuil. à café de garam masala (facultatif)

    Sel

    Huile

    Préparation

    Rincer les lentilles, les couvrir d’1 litre d’eau, les porter à l’ébullition, puis les laisser mijoter une vingtaine de minutes (voire plus). Goûter pour vérifier la cuisson : les lentilles doivent être bien cuites et s’écraser facilement. Les réduire en purée grossière à l’aide d’un presse-purée (sans les égoutter). Réserver.

    Hacher finement l’oignon, éplucher et râper le gingembre, couper les tomates en dés. Équeuter, laver et hacher grossièrement les épinards.

    Faire chauffer 2 cuil. à soupe d’huile dans une poêle style wok, y faire revenir les graines de cumin. Dès que les graines commencent à craqueler, ajouter l’oignon haché, les gousses d’ail écrasées et le gingembre. Laisser revenir quelques minutes en remuant de temps en temps, puis ajouter les tomates, le curcuma et le piment. Attendre que les tomates fondent, puis rajouter les épinards. Faire cuire quelques minutes supplémentaires pour laisser fondre les épinards.

    Verser le contenu de la poêle dans les lentilles et porter de nouveau à ébullition. Saler, ajouter le garam massala et laisser cuire 3-5 minutes. C’est prêt !

    Astuce du rat Ravioli

    Tu peux ajouter du lait de coco ou de la crème de soja directement dans ton bol pour plus d’onctuosité. Léna arrose son bol de jus de citron pour une touche d’acidité et pour un apport en vitamine C. Et avec quelques feuilles de coriandre c’est encore mieux !

    टमाटर [ta-MA-tar] (hindi) = tomates

    Publié dans Japon, Pains, Recettes du monde

    Kabocha bread / Brioche japonaise à la courge (végétalien, vegan)

    Kabocha bread, tu connais ? Ces petites brioches japonaises en forme de courge font toujours leur apparition sur les réseaux sociaux avant Halloween, et cette année j’ai eu envie de te proposer une version végétale.

    Verdict : elles sont à tomber par terre ! Incroyablement moelleuses, légèrement sucrées, au goût doux et agréable, je peux garantir qu’elles ne feront pas long feu chez toi, encore moins s’il y a des enfants. Parfaites pour un petit déj ou un goûter (et pour Halloween, ça va de soi)!

    Au Japon, cette recette est préparée avec de la Kabocha, une courge verte et lisse très sucrée à chair orangée. Cette variété de courge a été introduite au Japon au XVIe siècle par des marins portugais qui l’avaient apportée du Cambodge. De son nom portugais, Camboja abóbora  (courge cambodgienne), les japonais n’ont gardé que la première partie, et « kabocha » est devenue terme générique pour désigner une courge.

    Si tu arrives à trouver une vraie courge kabocha pour cette recette, c’est super, sinon, tu peux la remplacer par du butternut ou du potimarron (moi, j’ai utilisé du butternut).

    Recette

    Ingrédients

    (pour 8 pièces)

    250 g de farine de blé (T45)

    80 g de purée de courge (50 g pour la farce + 30 g pour la pâte) (à peu près 100 g de chair de courge crue)

    50 g de purée de patate douce (environ 70 g de patate douce crue)

    30 g de sucre roux (+ 1 cuil. à soupe pour la pâte)

    6 cl de crème végétale (j’ai utilisé celle de soja) + un peu pour badigeonner

    10 cl de lait végétal (avoine pour moi)

    1 cuil. à soupe d’huile au goût neutre (par exemple, tournesol) pour la pâte (+ 1 cuil. à soupe pour le fil)

    1 sachet de levure boulangère déshydratée (7 g)

    Une pincée de sel

    6 m 40 cm de fil alimentaire

    Préparation

    Faire cuire séparément la courge et la patate douce, épluchées et couper en morceaux (à l’eau ou à la vapeur). Égoutter et écraser en purée à l’aide d’une fourchette (toujours séparément). Réserver.

    Dans une petite casserole, faire tiédir le lait végétal. Hors feu, y verser la levure boulangère. Remuer, couvrir et laisser gonfler 10 minutes.

    Dans un saladier, réunir la farine, 1 cuil. à soupe de sucre et le sel. Ajouter le lait avec la levure boulangère, la crème végétale et 30 g de purée de courge. Mélanger à la cuillère, puis verser l’huile et rassembler la pâte dans une boule. Si nécessaire, rajouter un peu de farine pour pouvoir travailler la pâte. Elle doit rester souple et un peu collante.

    Couvrir la boule de pâte d’un torchon propre et laisser lever pendant 1 heure dans un endroit chaud.

    Pendant ce temps, couper 8 tronçons de 80 cm de fil alimentaire. Les laisser tremper dans 1 cuil. à soupe d’huile.

    Placer la purée de courge restante et celle de patate douce dans une petite casserole avec 30 g de sucre. Faire chauffer en remuant jusqu’à ce que le sucre se dissout et l’eau s’évapore. Cela devrait prendre 5 minutes environ.

    Dégazer la pâte et la séparer en 8 boules de même taille. Étaler une boule sur le plan de travail fariné à l’aide d’un rouleau à pâtisserie. Placer 1 cuil. à café bombée de farce au milieu. Bien fermer les bords, puis rouler entre les paumes de vos mains pour obtenir une boule. Farcir tous les petits pains et les placer sur une planche farinée.

    Sortir les bouts de fil de l’huile, les déposer sur du papier absorbant. Étaler un tronçon de fil sur le plan de travail et placer un pain farci bien au milieu. Croiser les bouts de fil au milieu comme pour faire un nœud, puis les passer sur les 2 autres côtés (éviter de trop serrer, sinon votre pain risque de se casser après la cuisson). Retourner la boule de pâte et croiser de nouveau. Répéter jusqu’à obtenir 8 « côtes » de taille similaire. Faire un double nœud pour bien fermer et couper les bouts de fil qui restent.

    Déposer les petits pains sur une plaque couverte de papier alimentaire. Les couvrir de torchon et laisser lever 30 minutes supplémentaires.

    Préchauffer le four à 180 ° C. Badigeonner les petits pains de crème végétale et les laisser cuire 15 minutes environ. Laisser refroidir, puis enlever délicatement les fils en les coupant en plusieurs endroits.

    Astuce de rat Ravioli

    Pour que ce soit joli (même si c’est déjà le cas), tu peux insérer des graines de courge ou de pastèque au milieu de chaque petit pain pour faire des « tiges ». Et si tu ne veux pas les manger, tu peux m’en donner 1 ou 2, j’adore ça.

    かぼちゃ [ka-BO-tcha] (japonais) = courge

    Publié dans Italie, Plat, Recettes du monde

    Risotto à la courge (végétarien, vegan)

    Le risotto est incontestablement l’un des piliers de la cuisine italienne. Savoureux et réconfortant, il se décline en une multitude de variantes, dont beaucoup sont végétariennes : aux champignons, aux asperges, au brocoli…

    Pour adoucir l’arrivée de l’automne, je te propose une recette de risotto à la courge (risotto alla zucca) : un plat simple mais oh combien délicieux ! Ce risotto est originaire du nord de l’Italie (Piémont, Lombardie…), où les courges sont cultivées en abondance. La courge se marie parfaitement avec le riz pour créer ce plat onctueux aux couleurs automnales qui plaira à toute la famille, même aux non végés…

    Recette

    Ingrédients

    500 g de chair de courge (butternut, potimarron…)

    300 g de riz pour risotto

    12 cl de vin blanc

    1 oignon

    50 g de margarine (facultatif)

    1 cuil. à soupe de lévure maltée (facultatif)

    1.25 l d’eau + 2 cubes de bouillon de légumes (ou du bouillon de légumes maison)

    2 brins de romarin

    2 feuilles de laurier

    Huile d’olive

    Sel (uniquement si le bouillon n’en contient pas)

    Poivre

    Préparation

    Éplucher la courge et la couper en dés. Éplucher et hacher finement l’oignon. Le faire revenir 5 minutes dans une poêle type wok généreusement huilée. Rajouter les dés de courge, un brin de romarin, et laisser cuire à feu moyen en remuant de temps en temps avec une spatule en bois.

    Pendant ce temps , préparer le bouillon avec l’eau prévue, les bouillon cubes, les feuilles de laurier et le deuxième brin de romarin. Après l’avoir porter à ébullition, le laisser frémir à feu très doux.

    Quand les cubes de la courge seront bien ramollis sans être réduits en purée, verser le riz préalablement rincé dans la poêle. Bien mélanger et laisser cuire jusqu’à ce que le riz devienne translucide (1-2 minute(s)). Verser le vin, mélanger de nouveau, et le laisser s’évaporer. Puis verser 2 louches de bouillon, re-mélanger et baisser le feu.

    Continuer la cuisson en remuant de temps en temps. A chaque fois que la préparation commence à s’épaissir, rajouter 2 louches de bouillon. Arrêter la cuisson quand la consistance de riz sera à votre goût (personnellement, je l’aime bien cuit, donc cette étape m’a pris 30 minutes, mais c’est plus court si tu le préfères al dente).

    Hors feu, ajouter la margarine et la levure maltée et bien mélanger. Saler (si nécessaire), poivrer. C’est prêt !

    Astuce du rat Ravioli

    N’oublie pas que le bouillon doit rester sur le feu tout le temps, sinon ça prendra une heure, ton histoire de risotto ! 😉

    Une recette, un mot

    Zucca [DZOUK-ka] (italien) = courge

    Publié dans Italie, Plat, Recettes du monde

    Pizza aux légumes (végétalien, vegan)

    Très peu de temps après mon passage au véganisme, ma fille et moi avons été invitées à une soirée. Nous étions une dizaine de parents et autant d’enfants. J’ai amené cette pizza en ayant peur que personne n’en voudrait car elle était aux légumes et sans fromage… tandis que j’étais la seule végane parmi les invités ! Mais dès que je l’ai découpée en mini parts, la bande joyeuse des enfants arriva et se jeta dessus. En quelques minutes le plateau était vide ! Certains sont revenus pour en réclamer encore, mais c’était trop tard. Aucun ne s’est plaint de l’absence de fromage ! Depuis cette soirée, la pizza rectangulaire aux légumes est devenue ma recette fétiche de l’été à partager : en apéro, en pique-nique, en repas de famille… Tout le monde adore : les enfants et les adultes, les végés et les non végés.

    Des pains plats avec des garnitures ont été fabriqués depuis l’antiquité. A l’époque romaine, il existait déjà le « panis focacius », qui a donné son nom à la focaccia italienne.

    En ce qui concerne la pizza, le mot apparait pour la première fois à Naples, au XVIe siècle, pour décrire une galette de pain plat. Après l’introduction de la tomate en Europe, cette galette est parfois additionnée de sauce tomate, et la pizza commence à prendre sa forme moderne. La pizza marinara, l’une des deux variantes de pizzas napolitaines authentiques, est garnie uniquement de sauce tomate, d’huile d’olive, d’origan et d’ail. Donc, comme c’est très souvent le cas avec des plats véganes, en proposant une pizza sans fromage, on revient à la source…

    Recette

    Ingrédients

    1 pâte à pizza rectangulaire maison (voir ma recette) ou du commerce

    1 petite aubergine

    1 petite courgette (voire ½)

    2 grosses tomates

    1 bel oignon

    300 g de sauce tomate

    Origan ou herbes de Provence

    Huile d’olive

    Sel

    Poivre

    Préparation

    Réaliser une pâte de pizza épaisse rectangulaire (voir ma recette). Garnir une plaque de four de papier cuisson et placer la pâte dessus. La couvrir de sauce tomate.

    Eplucher et hacher finement l’oignon et le repartir sur la sauce tomate. Couper l’aubergine et la courgette en rondelles très fines (tu n’arriveras peut-être pas à utiliser toute la courgette, commence par en couper une moitié). Placer d’abord les rondelles de l’aubergine, puis insérer celles de la courgette dans les espaces vides. Les rondelles peuvent se chevaucher sans se couvrir.

    Couper les tomates en rondelles et les placer sur l’aubergine et la courgette. Saler, poivrer, saupoudrer d’herbes et arroser d’un filet d’huile d’olive. Envoyer au four préchauffé à 200 °C (chaleur tournante) pour 30 minutes environ. Vérifier la cuisson des légumes (surtout des aubergines) en les piquant avec une fourchette.

    Astuce du rat Ravioli

    Si tu veux diminuer le temps de cuisson, tu peux précuire les légumes. On peut saupoudrer la pizza de râpé végétal ou de levure maltée si on veut absolument un goût de fromage, mais je trouve que c’est mieux sans !

    Une recette, un mot

    Verdure [ver-DOU-ré] (italien) = légumes

    Publié dans Italie, Pâtes salées et sucrées, Préparation de base, Recettes du monde

    Pâte à pizza épaisse (végétalien, vegan)

    On peut acheter une pâte à pizza toute prête… mais c’est tellement plus satisfaisant et amusant de la faire soi-même ! Naturellement végane, la pâte à pizza ne demande que quelques ingrédients basiques qu’on trouve partout (et un peu d’huile de coude). Sans additif, plus économique… tant de raisons de s’y mettre !

    Recette

    Ingrédients

    (pour une grande plaque de four rectangulaire)

    450 g de farine de blé T45

    22 cl d’eau

    3 cuil. à soupe d’huile d’olive

    ½ cuil. à café de sel

    1 sachet de levure boulangère (5.5 g)

    Préparation

    Dissoudre la levure dans 10 cl. d’eau tiède. Couvrir et laisser reposer 10 minutes.

    Placer la farine dans un saladier, la mélanger avec le sel. Faire un puits au milieu et y verser le mélange eau/levure et l’huile. Mélanger à la cuillère, puis incorporer progressivement le reste de l’eau jusqu’à l’obtention d’une pâte un peu collante (ajuster la quantité d’eau ou de farine au besoin). Bien travailler la pâte. Eviter de rajouter trop de farine même si la pâte colle aux doigts : elle va progressivement s’assouplir et devenir moins collante. Si la pâte est trop ferme, elle lèvera moins bien.

    Placer la pâte dans un saladier, la couvrir d’un torchon et la laisser lever dans un endroit chaud pendant 1h30. Au bout de ce temps, la dégazer, puis l’étaler sur un plan de travail fariné à l’aide d’un rouleau fariné. Transférer la pâte sur une plaque de four couverte de papier cuisson avant de la garnir.

    Astuce de rat Ravioli

    N’essaye pas de garnir la pâte avant de l’installer sur la plaque ! La sauce tomate va la ramollir, et il sera impossible de la transférer sans la déchirer.