Avis aux amateurs de sucré-salé ! Voici une façon de cuisiner les épinards qui change de l’ordinaire. Très appréciée en Catalogne, cette spécialité est facile et rapide à faire, riche en nutriments, et naturellement végétalienne. Tu auras juste besoin d’épinards (frais, de préférence), de pignons, de raisins secs et de quelques gousses d’ail.
On peut servir les épinards à la catalane en entrée (avec des tranches de pain grillées et arrosées d’huile d’olive) ou comme garniture. En Catalogne, cette préparation est aussi souvent utilisée pour farcir des pâtes (lasagnes, cannelloni, conchiglioni …).
Recette
Ingrédients
(pour 2-3 personnes)
400 g d’épinards frais
50 g de pignons
50 g de raisins secs
2 gousses d’ail
Huile d’olive
Sel
Poivre
Préparation
Laisser tremper les raisins secs dans de l’eau pendant 30 minutes. Sinon, si tu es pressé(e), tu peux les couvrir d’eau bouillante et les laisser gonfler 1 ou 2 minutes.
Laver les épinards. Les laisser blanchir dans de l’eau bouillante salée pendant 1 minute, puis les sortir à l’aide d’une écumoire et bien faire égoutter.
Faire chauffer 2 cuil. à soupe d’huile d’olive dans une poêle. Y écraser les gousses d’ail, laisser cuire quelques secondes, puis ajouter les raisins secs et les pignons. Faire revenir pendant 2 minutes en remuant régulièrement, rajouter les épinards et laisser cuire quelques minutes supplémentaires. Saler, poivrer. Servir chaud.
Astuce du rat Ravioli
C’est encore mieux avec un peu de jus de citron versé directement dans ton assiette (et ça apporte de la vitamine C pour que le fer des épinards et des pignons soit mieux absorbé ! ).
Tu peux aussi en garnir une tarte ou farcir des pommes de terre… bref, tu te débrouilles, la limite c’est le ciel.
Une autre madeleine de Proust pour moi ! Quand j’étais enfant, ces cookies légèrement craquelés à la texture si particulière se vendaient dans tous les magasins soviétiques. Pour moi, ils sont surtout associés à ma grand-mère, car c’étaient ses préférés.
Ca faisait un moment que j’avais envie de les reproduire en version végétale quand une promo sur les flocons d’avoine dans le supermarché local m’a décidé de passer à l’acte. Quelle surprise de découvrir que la recette classique était déjà presque végétalienne : j’ai juste remplacé le beurre par de l’huile et fait l’impasse sur le miel (présent en toute petite quantité).
Denses et moelleux, riches en saveurs grâce à la présence des raisins et de la cannelle, ces petits gâteaux changent des cookies classiques! Ils sont aussi très économiques car ils ne contiennent que des ingrédients basiques et bon marché.
Recette
Ingrédients
170 g de flocons d’avoine
110 g de farine de blé
90 g de sucre roux
8 cl d’huile au goût neutre (tournesol pour moi)
25 g de raisins secs
8 cl d’eau
1 sachet de sucre vanillé
½ cuil. à café de levure chimique
½ cuil. à café de cannelle en poudre
½ cuil. à café de sel
Préparation
Mixer brièvement les flocons d’avoine pour obtenir une farine. Dans un saladier, mélanger cette farine avec celle de blé, les sucres, la levure chimique, la cannelle et le sel.
Mixer les raisins avec l’eau prévue jusqu’à ce qu’il ne reste plus de morceaux (s’ils sont très secs, vous pouvez les laisser tremper quelques temps pour faciliter le mixage). Verser le liquide obtenue dans la pâte. Ajouter l’huile et mélanger.
Rassembler la pâte dans une boule et la travailler pour bien l’assouplir. Si la pâte reste très cassante, ajouter un peu d’eau.
Filmer la boule de pâte et la placer une heur au frais.
Préchauffer le four à 180 ° C (chaleur tournante si possible). Former des boules de taille d’une noix, les aplatir en appuyant légèrement dessus avec la pomme de ta main, et les déposer sur une plaque tapissée de papier cuisson. Bien espacer les cookies, car ils s’étalent pendant la cuisson. Faire cuire pendant 12 – 15 minutes, jusqu’à ce que le haut commence à dorer. Les cookies seront toujours mous en sortant du four, c’est normal. Laisser refroidir entièrement avant de manipuler.
Astuce du rat Ravioli
Tu peux ajouter des pépites de chocolat dans la pâte pour encore plus de gourmandise.
Très apprécié en Pologne, le riz aux pommes (ryż z jabłkami) estune sorte de gâteau / gratin de riz au lait (végétal ici) garni d’une généreuse couche de pommes. Le riz et les pommes sont cuits séparément avec du sucre et des épices, puis assemblés dans un plat à gratin avant d’être passés au four. Riche en saveurs d’autrefois, ce dessert rustique est parfait pour l’hiver.
Ce gâteau de riz est naturellement sans gluten (il suffit de remplacer le lait d’avoine par un autre lait végétal).
Recette
Ingrédients
(pour 6-8 personnes)
Pour le riz :
300 g de riz rond pour dessert
1,3 l de lait d’avoine (ou autre lait végétal)
20 cl de crème de soja (ou autre crème végétale)
4 cuil. à soupe de sucre roux
1 sachet de sucre vanillé
1 pincée de sel
1 pincée de cannelle
Pour les pommes :
1 kg de pommes
2 cuil. à soupe de sucre roux
1 cuil. à café de cannelle
2 cuil. à soupe de jus de citron
Huile
Crème de soja (pour la dorure)
Préparation
Rincer le riz. Dans une casserole, mélanger le lait d’avoine, la crème végétale, les sucres, la cannelle et le sel. Porter à ébullition. Ajouter le riz. Faire cuire à feu moyen en remuant de temps en temps jusqu’à ce que le riz soit bien cuit et le liquide absorbé (dans mon cas ça a pris 40 minutes). S’il ne reste plus de liquide mais le riz est toujours ferme, ajouter un peu de lait végétal.
Pendant ce temps, préparer les pommes. Les éplucher, les détrognonner et les couper en dés. Verser 2 cuil. à soupe d’huile dans une casserole, ajouter les pommes, le sucre, la cannelle et le jus de citron. Laisser cuire jusqu’à ce que les pommes ramollissent (une vingtaine de minutes).
Huiler un plat à gratin. Tapisser le fond de 2/3 du riz, déposer les pommes par-dessus, et couvrir d’une autre couche de riz. Badigeonner le haut du gâteau de crème végétale.
Faire cuire 25 minutes dans un four préchauffé à 180 °C. Servir tiède.
Astuce du rat Ravioli
C’est mieux avec des pommes sucrées (comme Royal Gala).
Avec les proportions de Léna, tu obtiendras un gros gâteau. Si tu es tout(e) seul(e) et tu ne veux pas en manger pendant 4 jours, diminue les quantités. Sinon, tu m’envoie les restes par la Poste.
Après avoir découvert cette soupe dans un resto végane asiatique ( une vraie explosion de saveurs aux notes citronnées ), j’ai forcément eu envie de la refaire chez moi. En fait, il s’agissait d’une version végétale de Tom Kha Kai : un grand classique de la cuisine thaïlandaise.
Tom Kha veut dire littéralement « soupe au galanga ». Il existe plein de variantes de Tom Kha : au poulet (Tom Kha Kai), aux fruits de mer, aux champignons, au tofu, aux légumes… Son parfum incroyable vient d’un mélange de saveurs unique : le lait de coco, le galanga (le rhizome d’une plante proche de gingembre), la citronnelle, le piment frais, les feuilles de citron Kaffir et le jus de citron vert. Certains rajoutent également de l’oignon et de la tomate.
Il me manquait 2 ingrédients importants: le galanga et les feuilles de Kaffir. Toutefois, j’ai pu réaliser cette soupe en remplaçant le galanga par du gingembre frais, et les feuilles de Kaffir par un peu de zeste de citron. La soupe que j’ai goûté au resto contenait du simili poulet, mais j’ai opté pour le tofu pour plus de simplicité.
Prête en 20 minutes, cette soupe est un vrai bonheur pour les papilles , même en version simplifiée! Dépaysement garanti.
Recette
(pour 2-3 personnes)
250 g de tofu ferme
100 g de champignons de Paris
2 tomates de taille moyenne (remplacer par 200 g de tomates pelées en boîte hors saison)
40 cl de lait de coco
20 g de galanga frais (ou de gingembre frais)
2 tiges de citronnelle
1 piment fort (facultatif)
5 feuilles de Kaffir *
2 cuil. à soupe de jus de citron vert
Coriandre fraîche
Sel
* Si tu n’en trouves pas, tu peux les remplacer par un peu de zeste de citron.
Préparation
Couper le galanga (ou le gingembre frais) en tranches fines. Tailler la citronnelle en tronçons de 5-6 centimètres de long (en diagonale pour mieux libérer sa saveur). Couper le piment en 4-5 morceaux. Verser le lait de coco dans une casserole et le mélanger avec 30 cl d’eau. Placer le galanga, la citronnelle et le piment dans la casserole et faire chauffer.
Éplucher les champignons et les tailler en tranches. Couper le tofu en dés de 2 cm. Émincer les tomates. Juste avant que le lait commence à bouillir, ajouter les champignons, le tofu, les tomates et les feuilles de Kaffir dans la casserole. Saler.
Laisser cuire à feu moyen-doux pendant 20 minutes en remuant délicatement de temps en temps. Hors feu, ajouter le jus de citron vert et mélanger. Servir avec de la coriandre fraîche et des quartiers de citron vert pour pouvoir rajouter du jus si on le souhaite.
Astuce du rat Ravioli
Tu peux remplacer le tofu par des morceaux de seitan, des PST (préalablement réhydratées), ou du simili poulet du commerce, et les champignons de Paris par des pleurotes ou du shiitake.
Voici une salade qui vient tout droit de mon enfance ! Dans mon esprit, comme pour la plupart des gens nés en Union Soviétique, elle est indissociable du réveillon du jour de l’an. Sous sa robe jaune duveteuse, la salade mimosa trônait sur notre table en compagnie des autres zakuski * les uns plus tentants que les autres, mais nous n’avions pas droit d’y toucher avant les 12 coups de minuit…
* Hors d’œuvre et entrées froides
Pourquoi le jour de l’an plutôt que Noël ? Tout simplement parce qu’en Union Soviétique le 31 décembre est devenu LA célébration de l’année. Après la révolution de 1917, les fêtes religieuses n’étaient pas bien vues, et les traditions de Noël (le sapin, les cadeaux, et bien sûr le mirifique repas) se sont « transférées » sur le Nouvel An…
Mais revenons à la salade mimosa. Elle est née dans les années 70, à l’époque où il était difficile de trouver de la nourriture qui sortait un peu d’ordinaire. On faisait donc de son mieux pour créer quelque chose d’extraordinaire pour les fêtes avec des ingrédients simples. Cette salade en est un parfait exemple : la version classique contient du poisson en conserve, des œufs, de l’oignon, des carottes et de la mayonnaise disposés en couches. Certains ajoutaient des pommes de terre, d’autres du fromage râpé et du beurre, ainsi que des herbes fraîches (aneth, persil) : que des ingrédients faciles à trouver et bon marché. L’ordre des couches était encore moins gravé en marbre que les ingrédients: chaque famille y allait de son propre chef. A l’exception, bien sûr, de la couche supérieure en jaunes d’œufs émiettés qui a donné son nom à cette préparation car elle faisait penser aux fleurs de mimosa…
Pendant mon dernier séjour à Moscou, j’ai retrouvé la salade mimosa dans un resto, cette fois en version végane : un délice absolu. Ça m’a donné envie de la proposer sur le blog, mais j’ai sagement attendu le mois de décembre pour que ça tombe à pique pour les fêtes. Ma fille a adoré, donc je la referai probablement pour notre repas de Noël !
½ cuil. à café de sel Kala Namak (facultatif, pour donner un goût d’œuf à la préparation)
Aneth ou persil frais haché (facultatif)
Pour la mayo :
10 cl de crème de soja
4 cuil. à soupe d’huile d’olive
1 cuil. à soupe de moutarde bombée
Préparation
Monter la mayonnaise. Dans un bol, mélanger la crème végétale et l’huile au fouet. Placer la moutarde dans un petit saladier. Incorporer le mélange crème végétale / huile dans la moutarde culière par cuillère en fouettant énergiquement, toujours dans le même sens. Attendre que le mélange épaississe avant d’ajouter la culière suivante. Réserver au frais.
Éplucher les carottes et les pommes de terre et les faire cuire à l’eau. Les râper séparément (utiliser une râpe à gros trous). Ajouter 1 cuil. à soupe de mayo dans chaque bol et mélanger. Saler, poivrer, et réserver.
Éplucher l’oignon et le hacher le plus finement possible. Si tu n’aimes pas le goût d’oignon cru, tu peux le placer dans un bol, verser de l’eau bouillante dessus, puis l’égoutter dans 5-10 minutes.
Émietter le tofu à l’aide d’une fourchette. Ajouter la levure maltée, le curcuma, le sel Kala Namak et bien mélanger.
Assembler la salade. Étaler une couche de pommes de terre dans un moule à charnières de 18 – 20 cm de diamètre. La couvrir d’une fine couche de mayonnaise. Continuer avec une couche de carottes une autre couche de mayo, puis une couche de pâté de « poisson fumé ». Étaler les oignons hachés sur le pâté, les couvrir de la dernière couche de mayonnaise, et saupoudrer le haut des « jaunes d’œufs ». Tu peux ajouter une couche d’aneth ou de persil haché entre les oignons et les « jaunes d’œuf », mais ce n’est pas obligatoire.
Garder au frais. Pour servir, enlever les bords du moule à charnières.
Astuce du rat Ravioli
Tu peux utiliser un cercle à pâtisserie à la place du moule à charnières pour assembler la salade directement sur une assiette. On peut aussi faire l’assemblage dans un saladier en verre, mais le résultat sera moins visuel, et il sera plus difficile d’en faire de jolies parts.
Est-ce que tu as déjà mangé de la courge… en dessert ? Très parfumé grâce au sucre non raffiné et aux épices, ce mets traditionnel mexicain met en valeur les saveurs d’autrefois.
Ce dessert serait né au Mexique à l’époque coloniale. Les ouvriers qui travaillaient dans des moulins à sucre cuisinaient des courges entières dans des chaudrons (« tachos ») utilisés pour réduire le jus de canne à sucre. Donc « calabaza en tacha » signifierait tout simplement « courge en chaudron ».
Les recettes mexicaines utilisent des pilloncillos, des morceaux de sucre non raffiné en forme de cône, remplacés ici par de la vergeoise, plus facile à trouver en France. Certains rajoutent des morceaux de fruits dans le sirop pendant la cuisson (orange, goyave…).
Toujours très populaire au Mexique, ce dessert est généralement préparé pour Dia de Muertos (le Jour des Morts) fêté le 2 novembre. Cette célébration, vieille des milliers d’années, allient des traditions catholiques à celles indigènes pour commémorer les disparus dans l’allégresse et la joie.
Recette
Ingrédients
(pour 6 personnes)
1 kg de courge musquée (ou autre type de courge)
350 g de vergeoise
1 l d’eau
3 bâtonnets de cannelle
3 étoile de badiane
3 clous de girofle
Préparation
Nettoyer la courge, enlever les graines et la couper en petites tranches (garder la peau). Dans une grande cocotte, porter à ébullition l’eau avec la vergeoise. Ajouter les épices et laisser frémir quelques minutes jusqu ‘à ce que le sucre soit totalement dissous.
Déposer les morceaux de courge dans ce sirop la peau vers le bas en les coinçant les uns contre les autres pour qu’ils restent debout. Placer le reste par-dessus , la peau vers le haut. Les tranches doivent être plus ou moins couvertes de sirop, mais certaines resteront visibles.
Laisser cuire 20 – 30 minutes à feu assez doux en remuant délicatement de temps en temps. Les morceaux doivent être complètement cuits sans se défaire. Les sortir à l’aide d’une écumoire et réserver.
Augmenter le feu, et laisser cuire le sirop en remuant de temps en temps jusqu’à ce qu’il épaississe (dans mon cas ça a pris 40 minutes). Le sirop est prêt quand de grosses bulles apparaissent sur toute la surface.
Placer 3 – 4 tranches de courge dans chaque assiette et les arroser de sirop chaud.
Astuce du rat Ravioli
Tu peux ajouter des rondelles d’orange (non traitée) à mi-cuisson pour encore plus de goût et une touche d’acidité.
Léna a choisi la quantité minimale de sucre, mais certaines recettes traditionnelles en contiennent bien plus (jusqu’à 1 kg!). Si tu veux que ça ressemble aux fruits confits, augmente la quantité de sucre.
On trouve la soupe de lentilles dans de nombreux pays du monde, mais en Turquie elle tient une place toute spéciale dans les cœurs (et les estomacs). Malgré sa simplicité, cette soupe fait partie des spécialités turques les plus appréciées dont on se régale depuis des siècles. Souvent servie en entrée, elle est quasiment toujours présente sur la carte des restaurants traditionnels turques.
Mercimek çorbası signifie tout simplement « soupe de lentilles » (mercimek = lentille, çorbası = soupe). Certaines recettes incluent des pommes de terre, des carottes et de la tomate, d’autres se limitent aux lentilles corail, à l’oignon et à l’ail. La particularité (et le secret gustatif) de cette soupe réside dans l’huile pimentée dont on l’arrose juste avant de servir.
Recette
Ingrédients
(Pour 4 personnes)
200 g de lentilles corail
1 pommes de terre
2 carottes
2 petits oignons
3 gousses d’ail
1 cuil. à café de cumin (facultatif)
1 cuil. à café de curcuma (facultatif)
1 cuil. à soupe de concentré de tomate
1.5 l d’eau
Huile d’olive
Sel
Pour l’huile pimentée :
4 cuil. à soupe d’huile d’olive
2 cuil. à café de paprika
1 cuil. à café de piment fort
Citron (pour servir)
Préparation
Hacher l’oignon, le faire revenir dans de l’huile d’olive. Ajouter les gousses d’ail écrasées, la pomme de terre et les carottes épluchées et coupées en cubes. Laisser cuire pendant une dizaine de minutes en remuant régulièrement. Couvrir d’eau prévue, ajouter les lentilles préalablement rincées, le concentré de tomate et les épices. Porter à ébullition, puis laisser mijoter pendant 25 – 30 minutes (goûter pour vérifier la cuisson des lentilles). Saler et passer au mixeur.
Préparer l’huile pimentée. Faire chauffer 4 cuil. à soupe d’huile d’olive dans une petite casserole avec le paprika et le piment fort. Laisser frémir pendant 1 minute environ en remuant. Arroser chaque bol de cette huile et de jus de citron avant de servir.
Astuce du rat Ravioli
Tu peux poser l’huile pimentée et un citron coupé en quartiers sur la table, et laisser chacun(e) se servir selon ses goûts.
On peut aussi ajouter des herbes fraîches hachées (persil, coriandre…).
Si tu es déjà allé(e) en Grèce, il te reste probablement des souvenirs gourmands de ce plat emblématique. Avec sa croûte au croustillant irrésistible et sa savoureuse farce parfumée aux herbes fraîches, la spanakopita a tout pour plaire !
Le nom de cette spécialité vient de 2 mots grecs : spanaki (épinards) et pita (pâte). La pâte est constituée de feuilles de pâte filo superposées et généreusement huilées. La farce traditionnelle contient des épinards, de la feta, de l’oignon et de l’œuf pour lier, souvent avec l’ajout de la ricotta et des herbes fraîches. Dans ma version végane, j’ai remplacé la feta par du tofu , de la levure maltée et du jus de citron, et l’œuf par de la crème végétale et un peu de fécule.
Ce feuilleté aux épinards est parfait pour une soirée entre ami(e)s ou pour un buffet. Seul problème : il ne fera pas long feu !
Recette
Ingrédients
(pour 6 personnes)
10-12 feuilles de pâte filo
400 – 500 g d’épinards frais
250 g de tofu ferme (ou lactofermenté)
2 petits oignons
2 gousses d’ail
3 cuil. à soupe de crème de soja (ou autre crème végétale au goût neutre)
1 cuil. à soupe de levure maltée (facultatif)
1 cuil. à soupe de jus de citron
1 cuil. à soupe de fécule de maïs
1 petit bouquet d’aneth
Sel
Poivre
Huile d’olive
Préparation
Farce
Laver, sécher, équeuter et hacher grossièrement les épinards.
Hacher finement les oignons et les faire revenir dans une poêle style wok dans l’huile d’olive. Quand les oignons deviennent translucides, ajouter les gousses d’ail écrasées, puis incorporer les épinards par petites portions. Attendre qu’ils soient tous fondus, et laisser cuire quelques minutes supplémentaires avant d’arrêter le feu. Laisser refroidir un peu, puis transférer le contenu de la poêle dans un saladier à l’aide d’une écumoire (le liquide rendu par les épinards doit rester dans la poêle).
Ajouter le tofu émietté avec une fourchette, l’aneth finement haché, la crème, la fécule, la levure maltée et le jus de citron. Saler, poivrer, bien mélanger.
Pliage
Pour bien comprendre le pliage, je te propose de regarder ma vidéo.
Huiler un plat rectangulaire ou carré allant au four. Enfoncer une feuille de pâte filo dans le plat en couvrant bien les bords. Séparer 2 feuilles de pâte en 2 et poser chaque moitié sur la première feuille mais plus vers les bords, de sorte qu’elles dépassent. Badigeonner chaque nouvelle feuille placée dans le plat d’huile d’olive. Ajouter une ou deux feuilles entières au milieu.
Verser la farce et bien l’étaler. Replier les bords sur la farce. Placer une autre feuille pliée en 2 au milieu, puis couvrir d’une feuille entière. Bien faire rentrer les bords de la feuille dans le plat. Rouler 1 feuille et placer ce rouleau par-dessus en l’écrasant légèrement. Faire pareil avec 3 autres feuilles. Penser à huiler chaque feuille utilisée.
A l’aide d’un bon couteau, pré-découper le feuilleté en parts carrées ou rectangulaires. Placer dans un four préchauffé à 180 °C pour 40 minutes environ.
Astuce du rat Ravioli
Tu peux ajouter d’autres herbes dans la farce (menthe, persil), elle n’en sera que meilleure!
Des galettes à la choucroute, il fallait y penser ! Même moi, qui suis originaire de l’Europe de l’Est, j’ai trouvé ça super original. Quelque part, ça ne me surprend pas tant que ça, car nous aussi on a tendance à remplacer le chou par de la choucroute un peu partout en hiver… mais j’avoue qu’il ne me viendrait pas à l’esprit d’en mettre dans des pancakes !
Les fuczki est un plat traditionnel des Lemkos (également connus sous le nom de Ruthènes) , un groupe ethnique slave de la région de Lemko (Basses Carpates). Cette région couvrait les territoires qui sont actuellement partagés entre la Pologne, la Slovakie et l’Ukraine. A l’origine, ces galettes se préparaient avec de la farine d’avoine, mais les recettes modernes utilisent plutôt de la farine de blé.
Joliment dorées, agréablement acidulées, légèrement épicées, ces galettes / pancakes sortent vraiment de l’ordinaire. A servir avec du yaourt végétal nature (ici au lait de coco) pour remplacer la crème fraîche traditionnelle.
Recette
Ingrédients
(pour 15 pièces)
600 g de choucroute crue
250 g de farine de blé
25 cl de lait végétal (avoine pour moi)
15 cl de crème de soja (ou autre crème végétale)
2 cuil. à café de grains de cumin OU graines de carvi OU cumin en poudre
1 cuil. à café de marjolaine
Huile de cuisson
Préparation
Bien presser la choucroute dans un torchon pour faire sortir l’excès de liquide. La hacher finement au couteau.
Dans un saladier, mélanger la farine, les épices et les herbes. Incorporer progressivement la crème et le lait végétal à l’aide d’un fouet. Ajouter la choucroute et bien mélanger.
Faire chauffer 3 cuil. à soupe d’huile dans une poêle qui glisse bien. Placer une cuillère à soupe de pâte dans la poêle et bien l’aplatir en une galette très fine, de l’épaisseur d’un pancake, puis ajouter 1 ou 2 autres, selon la taille de la poêle. Faire cuire à feu moyen-fort 3 minutes environ de chaque côté. Continuer jusqu’à la fin de la pâte en ajoutant de l’huile dans la poêle à chaque fois.
Servir avec du yaourt végétal.
Astuce du rat Ravioli
Si tu veux que tes galettes soit croustillantes, il faut les réchauffer dans une poêle bien huilée à feu assez vif juste avant de servir.
Léna n’a pas mis de sel car elle trouve qu’il y en a assez dans la choucroute, mais tu peux assaisonner selon tes goûts.
Tout le monde connaît le dal (qui peut aussi s’écrire daal ou dahl), mais as-tu déjà entendu parler du dal palak ? C’est un plat encore plus gourmand et nutritif, car en plus de lentilles et d’épices, il contient des épinards (ce qui le rend aussi plus coloré et appétissant ! ).
Le mot « dal » est utilisé en Inde et au Népal pour décrire plusieurs sortes de lentilles, ce qui a donné le nom à cette spécialité. Normalement, le dal palak est préparé avec du toor dal (des pois cassés de couleur jaune, vendus en France sous l’appellation « pois d’Angole »). Cette légumineuse est classée parmi les lentilles en Inde, d’où son nom. Toutefois, on peut facilement remplacer les pois d’Angole par des lentilles corail (masoor dal), plus faciles à trouver en France (ce que j’ai fait dans cette recette).
Riche en saveurs comme tout plat indien qui se respecte, cette délicieuse soupe est aussi une source de protéines végétales et de minéraux (fer, calcium, magnésium…).
Recette
Ingrédients
(pour 2-3 personnes)
200 g de lentilles corail
1 l d’eau
100 – 150 g d’épinards frais
1 oignon
3 gousses d’ail
15 g de gingembre frais
150 – 200 g de tomates fraîches (ou en boîte hors saison)
1 cuil. à café de graines de cumin
1 cuil. à café de curcuma en poudre
½ cuil. à café de piment fort en poudre (ajuster selon vos goûts)
1 cuil. à café de garam masala (facultatif)
Sel
Huile
Préparation
Rincer les lentilles, les couvrir d’1 litre d’eau, les porter à l’ébullition, puis les laisser mijoter une vingtaine de minutes (voire plus). Goûter pour vérifier la cuisson : les lentilles doivent être bien cuites et s’écraser facilement. Les réduire en purée grossière à l’aide d’un presse-purée (sans les égoutter). Réserver.
Hacher finement l’oignon, éplucher et râper le gingembre, couper les tomates en dés. Équeuter, laver et hacher grossièrement les épinards.
Faire chauffer 2 cuil. à soupe d’huile dans une poêle style wok, y faire revenir les graines de cumin. Dès que les graines commencent à craqueler, ajouter l’oignon haché, les gousses d’ail écrasées et le gingembre. Laisser revenir quelques minutes en remuant de temps en temps, puis ajouter les tomates, le curcuma et le piment. Attendre que les tomates fondent, puis rajouter les épinards. Faire cuire quelques minutes supplémentaires pour laisser fondre les épinards.
Verser le contenu de la poêle dans les lentilles et porter de nouveau à ébullition. Saler, ajouter le garam massala et laisser cuire 3-5 minutes. C’est prêt !
Astuce du rat Ravioli
Tu peux ajouter du lait de coco ou de la crème de soja directement dans ton bol pour plus d’onctuosité. Léna arrose son bol de jus de citron pour une touche d’acidité et pour un apport en vitamine C. Et avec quelques feuilles de coriandre c’est encore mieux !